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La vie sans voiture(s)

La Matrix chez vous dès ce soi

La Matrix chez vous dès ce soir

Tout ça semble bien contradictoire, la télévision dans la voiture… Lire la suite »

NON aux 4×4, OUI aux quatre quarts



« NON aux 4×4, OUI aux quatre quarts »

par Hervé DIZY, Président de la Ligue Contre la Violence Routière Nord Pas-de-Calais

Les 4×4, les grandes « familiales » monospace sont des véhicules à proscrire quand leur utilité n’est pas prouvée – les familles nombreuses ne sont pas légion, les utilisations professionnelles qui justifient le 4×4 sont plutôt rares en villes. Que l’on invente des technologies qui restreignent les appétits énergivores de ces véhicules lourds, soit. Mais le poids implique une plus grande consommation d’énergie et un danger plus grand non seulement pour les véhicules plus légers mais aussi pour les usagers faibles de la route que sont les piétons et les conducteurs de 2 roues. Que l’on ne me fasse pas croire l’inverse ou que des techniques permettent d’inventer des masses négatives!

Le OUI aux quatre quarts s’inscrit dans le cadre de l’usage raisonnée de l’automobile:

1/4 de marche à pied
1/4 de vélo
1/4 de transports en commun
1/4 de voiture

Pourquoi ce 1/4 car d’ici l’horizon 2050 nous nous sommes engagés à réduire par 4 notre production de gaz à effet de serre. Cela correspond à une réduction annuelle de 3%. Les premiers % seront plus faciles à obtenir que les suivants, alors il faut concevoir des villes et penser la vie où l’on n’est pas dépendant de la voiture. Dans les années 60, le Président Pompidou déclarait qu’il fallait rendre les villes compatibles à la voiture; résultat nous en sommes devenus esclaves; que l’on ne me parle pas de liberté trouvée grâce à la voiture – qui peut encore se ballader en voiture,personne – il y aura toujours un abruti pour klaxonner ou faire des appels de phare parce que vous roulez « pépère ». Dans le milieu rural ou semi-rural (les villes qui s’étendent à l a campagne) le voiture est une obligation – les hypermarchés ont tué le commerce de proximité dans les villages, tout ceci se traduit par des kilomètres parcourus en voiture quand la marche à pied suffisait pour acheter une baguette de pain.

Je ne suis pas contre l’automobile mais contre son usage abusif. Mais il faut de mettre dans l’idée que dans 12 ou 15 ans nous ne pourrons plus nous permettre de gaspiller autant que nous le faisons actuellement. Nous avons signé l’accord de Kyoto, tout est d’accord pour limiter la production des gaz à effet de serre. Que quelqu’un ose clamer l’inverse! On dira encore que je suis un extrémiste – mais l’évidence du changement climatique impose d’être réaliste.

Alors prenons de suite les bonnes habitudes sinon le réveil tardif sera brutal et des mesures autoritaires aussi drastiques qu’impopulaires devront être prises. Changeons dans la douceur, est-ce l’extrémisme?

Hervé DIZY
Président LCVR Nord Pas-de-Calais
http://lcvr.npdc.free.fr/

Violences urbaines

Violences urbaines

« Violences urbaines », « voitures brûlées », pour un peu, l’actualité pourrait faire croire que le « grand soir de l’automobile » est (enfin) arrivé. Dans cette perspective, TF1 serait maintenant le chroniqueur officiel de « la fin de la société de l’automobile« … en annonçant tous les jours à grands renforts d’images choc le nombre total de voitures brûlées chaque nuit… Lire la suite »

La civilisation de l’automobile


Portraits de la société de consommation automobile www.chrisjordan.com

Futuribles / Etude rétrospective et prospective des évolutions de la société française (1950-2030)

La civilisation de l’automobile

C’est au sortir de la Seconde Guerre mondiale que fut lancé, en France, le projet de la démocratisation de l’automobile qui avait été initié Outre Atlantique par Ford et General Motors dans les années 1920. La généralisation progressive de la «motorisation des ménages» s’est accompagnée d’un développement de l’infrastructure routière. Cette entrée dans l’ère de l’automobile a contribué à modifier profondément tant le rapport des Français à l’espace et au temps que la structure et la forme des villes. On s’interrogera sur les futurs envisageables à l’horizon de l’entrée du marché de l’automobile dans sa phase de maturité. Lire la suite »

RAS’L BOL DES BAGNOLES

betterave

La publicité continue de montrer des voitures. Des plus belles ou des plus moches. Des plus racées. Des plus rapides. Surtout des plus rapides. Consommez, consommez toujours plus. Une nouvelle bagnole, tu veux une nouvelle bagnole, ou alors t’es un nul, un has-been, un pauvre taré. Lire la suite »

Bridons les moteurs!

Bridons les moteurs!

Pierre Radanne, expert en questions énergétiques, prône le bridage de moteur: «Le scandale, c’est la voiture qu’on met entre nos mains»

Par Alexandra SCHWARTZBROD – Libération

La vitesse autorisée sur les autoroutes va-t-elle être réduite ? En visite, samedi, au Centre régional d’information et de circulation routière de Rhône-Alpes, à Bron, le ministre des Transports, Dominique Perben, a reconnu que le gouvernement y réfléchissait. Ce n’est pas la première fois que le sujet est à l’étude. Mais il est systématiquement remisé sous la pression des lobbies du transport et de l’automobile. Pour Pierre Radanne, expert des questions énergétiques, ex-président de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), cette idée aurait un sens mais l’urgence est ailleurs.

Baisser la vitesse sur l’autoroute est un projet récurrent…

Cette idée figurait, en effet, initialement dans le plan Climat adopté par le gouvernement Raffarin en juillet 2004. Et, bien avant, dans le programme national de lutte contre le changement climatique, lancé durant l’hiver 1999-2000 par le gouvernement Jospin. Pour réduire la consommation de pétrole mais surtout les émanations de CO2 car, entre 1990 et 2003, les émissions de gaz du secteur du transport ont augmenté de 30 % ! La question de la réduction de la vitesse sur autoroute a donc été posée dès le début de la réflexion sur la lutte contre l’effet de serre. En vain. Trop de milieux y étaient hostiles (transport, automobile…).

Cette mesure suffirait-t-elle à compenser la hausse du prix de l’essence ?

Loin de là. D’abord, ce n’est pas sur les autoroutes qu’on fait le plus de kilomètres, c’est en ville. En termes de consommation d’essence, d’émissions de gaz à effet de serre et de pollution, il y aurait beaucoup plus de gains à ramener la vitesse en ville à 30 km/heure, afin de fluidifier la circulation et d’éviter les à-coups. Ensuite, on vit quand même dans un pays incroyable où sont autorisées des voitures dont la vitesse de pointe est bien supérieure à la vitesse admise ! Entre une voiture qui fait du 140 km/h et une autre qui fait du 220 km/h, la consommation d’essence, en ville, double ! Car le moteur de la seconde est réglé pour atteindre les 220 km/h. Le vrai scandale aujourd’hui n’est donc pas tant le comportement des gens en terme de vitesse, mais le véhicule qu’on nous met entre les mains. Il n’a plus rien à voir avec ce qu’il faudrait pour combattre pollution et consommation excessive de pétrole. L’essentiel de la vie quotidienne, c’est une personne seule dans sa voiture pour faire quelques kilomètres à moins de 90 km/h. Et les constructeurs, eux, nous vendent des voitures pour des usages exceptionnels ! C’est ça le grand gaspillage !

Que faudrait-il faire ?

La vraie mesure serait une réglementation à l’intérieur de l’UE qui oblige les constructeurs à vendre des voitures dont la vitesse de pointe serait inférieure à la vitesse autorisée. Le potentiel de gains en vies humaines, en argent (les voitures seraient moins chères à l’achat), en pollution, en consommation de pétrole, serait considérable. Et il ne faut pas croire que les gens y seraient hostiles. A l’Ademe, on avait fait un sondage auprès des Français sur cette question du bridage des moteurs et on avait constaté que le taux d’adhésion était de 80 % !

Source: http://www.liberation.fr/page.php?Article=319744

La motorisation chinoise visible de l’espace

La motorisation chinoise visible de l’espace

Un article récent de Carfree France s’inquiétait de la croissance phénoménale du taux de motorisation chinois et de la consommation de pétrole en Chine, qui a fait un bond de 14% pour la seule année 2004. Comme l’avait prévu Alain Peyreffite, la Chine s’est éveillée… et pollue! Lire la suite »

Départ en vacances

Départ en vacances
par Hubert Reeves

Scène de la vie de famille :

Cela se passe pendant un été caniculaire comme celui de 2003. Accablée de chaleur, une famille décide d’aller au bord de la mer. Tout le monde prend place dans la grande voiture, une 4×4, choisie pour le confort offert aux passagers …

Les voilà sur l’autoroute. Pour contrer la chaleur de plus en plus accablante, le chauffeur attentionné a actionné le climatiseur à fond. Et pour accéder le plus vite possible aux belles plages rafraîchies par les vents marins, l’auto file à très grande allure. L’ambiance est joyeuse, et toute la famille savoure à l’avance le plaisir des vacances. Tout va bien …

Voyons maintenant la scène sous un autre angle. Ce père (ou cette mère …) de famille, ces parents apparemment si soucieux du bien-être de leurs enfants, se montrent en fait à leur égard d’une grande imprévoyance. Ces gestes pour leur confort d’aujourd’hui sont promesses de beaucoup d’inconfort à venir : ils les paieront très cher, mais plus tard.

Pour plusieurs raisons :

* La première, c’est que les voitures puissantes sont hautement énergivores, et que toute augmentation de la vitesse fait croître rapidement leur appétit. L’an dernier, dans les pays riches, la consommation moyenne des voitures est passée de 11 à 12 litres aux cent kilomètres. Tout cela, alors que l’on sait que les ressources en essence s’épuisent rapidement, et devraient pratiquement se tarir d’ici quelques décennies.

* La seconde, c’est que la combustion de l’essence rejette du gaz carbonique qui réchauffe la planète. La climatisation est doublement en cause. D’une part elle peut augmenter de plus de trente pour cent la consommation d’essence. Et d’autre part, pour chaque quantité de chaleur rejetée hors de la voiture, une quantité beaucoup plus grande est produite et projetée dans l’atmosphère, contribuant encore à la réchauffer.

* Troisième raison : les voitures en marche rejettent aussi des oxydes d’azote qui, sous l’effet de la lumière solaire, produisent de l’ozone atmosphérique, ce « mauvais ozone » dont les « pics » ont sévi sur une bonne partie de l’Europe pendant plusieurs semaines en 2003. Sur les humains, cet ozone produit une irritation des yeux, de la muqueuse nasale, et de l’ensemble du système nerveux. Il affecte la vitalité des arbres et des végétaux en général.

Cette scénette veut illustrer l’importance de concevoir une prévoyance à long terme. Les gestes les plus simples et les plus quotidiens peuvent avoir plus tard des effets hautement négatifs. Dans quelques décennies, les enfants subiront les conséquences nocives d’une imprévoyance qui n’était innocente qu’en apparence.

Un reportage télévisé nous montrait récemment une scène prise sur l’Autoroute du Midi. Les panneaux surplombant la voie, affichaient « Ralentir », « Pics d’ozone sur toute la région ». Ces recommandations semblaient n’avoir aucun effet sur les automobilistes, et les voitures filaient comme à l’ordinaire. Au péage, des journalistes interrogeaient quelques conducteurs :

« Vous êtes d’accord avec les messages de ces panneaux ?

— Oui, bien sûr, c’est très important. Il faut cesser ces pollutions qui nous empoisonnent.
— Vous avez ralenti ?
— Impossible aujourd’hui, je suis très pressé. »

Il importe pourtant que ce que nous savons détermine ce que nous faisons. Du mental aux muscles qui agissent. Tout est là.

Et la climatisation ? Oui, mais au minimum …

Hubert Reeves
Chronique du 10 juillet 2004 sur France-Culture
http://www.hubertreeves.info/chroniques/20040710.html

Petite contribution d’un socialiste écoeuré

Le prix du baril vient allègrement de pulvériser tous les records cette semaine, pour être évalué à 66 dollars le baril.

Cela s’en ressent chez notre consommateur bêta (je préfère bêta à lambda, je ne sais pas pourquoi) qui grince des dents car prendre sa voiture pour aller chercher du pain devient cher, nos pêcheurs grands protecteurs de l’environnement rouspètent car ils ne peuvent plus enfreindre comme il faut les interdits européens protégeant les zones de reproduction des poissons, les routiers vocifèrent: et bien tant mieux!! Qu’ils continuent à gueuler sur la hausse du pétrole… Je n’en ai rien à faire.

Nos socialistes, grands penseurs devant l’éternel (j’ai parfois honte d’entendre leurs conneries malgré ma carte) proposent le rétablissement de la TIPP flottante, la taxe intérieure sur les produits pétroliers, qu’ils avaient mis en place en 2002 et que Raffarin a supprimé.

C’est une taxe qui est moins forte lorsque les prix du carburant montent, et une taxe qui est plus forte lorsque les prix du carburant descendent. Autrement dit, ça « moyenne » le prix.

Dans la situation actuelle donc, le prix à la pompe serait moins cher qu’il n’est en réalité si cette TIPP était appliquée.

Bravos socialistes…

Mais le but de la taxe est-il de récupérer plein d’argent, d’inciter les gens à consommer du pétrole, de renflouer les caisses de l’état?

On néglige presque la dimension écologique dans la situation maintenant!

Le but de la taxe sur les carburants, écologiquement parlant, devrait être de décourager la consommation des carburants pétroliers au profit d’autres modes d’énergies (électriques, aquazol, éthanol, eau) peu utilisés hélas, voire délaissés.

Pourtant la situation est critique! L’automobile est responsable de 25% des gaz polluants, la chose est claire.

Alors pour une fois qu’un mécanisme de marché fait monter les prix, et respecte la notion de pollueurs payeurs, je ne vais pas m’y opposer.

Au contraire. Je serai partisan de charger encore la note pour le consommateur, et de profiter de la manne financière (récoltée par la taxation haute et systématique des combustibles fossiles) pour promouvoir voire même forcer l’utilisation des transports en commun, et par exemple des véhicules électriques.

Etre socialiste ne consiste pas à être contre un gouvernement, mais consiste à être pour le bien de TOUS.

Asterion
lademeuredasterion.mabulle.com

NB : cette déclaration du PS pour un carburant moins cher vient à point nommé avec l’étude publiée récemment qui montre que le risque de cancer infantile lorsque l’on vit près des axes routiers est multiplié par 12

La responsabilité des publicitaires


“Avec la publicité , vous êtes informé”

La responsabilité des publicitaires
par Hubert Reeves

Aujourd’hui, la publicité, sous toutes ses formes, est vraisemblablement le vecteur de communication le plus puissant et le plus efficace à l’échelle mondiale. Par la télévision, la radio, les journaux et les panneaux publicitaires dans les villes et près des routes, elle atteint une fraction majeure de l’humanité. Elle rejoint beaucoup plus efficacement les humains que les livres, les articles de journaux ou les films d’auteurs. La publicité est, en un certain sens, la messagerie universelle.

Force nous est de reconnaître cependant que, dans notre lutte contemporaine pour préserver l’environnement et neutraliser les graves menaces qui pèsent sur l’avenir de la planète, son rôle est généralement négatif. Les messages et les injonctions dispensés par la publicité sont régulièrement en contradiction flagrante avec ce qui paraît aujourd’hui fondamental et urgent, avec ce qu’il faudrait transmettre aux populations pour faire face à la situation contemporaine.

Particulièrement flagrant, il y a le cas des voitures. La combustion du pétrole et l’émission de gaz carbonique qui en résulte est une des causes les plus importantes de l’effet de serre et, par là, du réchauffement de la planète. Cette affirmation est maintenant prouvée au-delà de tout doute raisonnable. Nous sommes conscients de l’urgence de réduire ces émissions de gaz à effet de serre, tant pour minimiser ce réchauffement que pour éviter l’épuisement de ces ressources mondiales déjà largement entamées. La croissance accélérée du transport routier sur la planète s’avère être une des principales menaces qui pèsent sur notre avenir. Elle est passible de neutraliser tous nos efforts pour préserver l’environnement si elle devait continuer à son rythme présent.

Ouvrez pourtant votre télévision aux moments des publicités. Le discours est totalement différent. On assiste à une vigoureuse promotion de l’achat de voitures personnelles, généralement les plus énergivores, et dotées de climatisation automatique. Résultat : le marché de la voiture va très bien (plus de cinq cent millions sur la Terre), et la consommation moyenne d’essence par kilomètre et par voiture, depuis quelques années, est en augmentation constante. On sait ce qu’il faudrait faire, et la publicité enseigne exactement le contraire.

Bien sûr, les agents publicitaires doivent se plier aux exigences des entreprises qui les embauchent, des entreprises généralement plus axées sur le profit à court terme que sur la survie de l’humanité. À cela s’ajoute la compétition internationale à laquelle ces marchés doivent faire face. Voici une anecdote révélatrice : après la crise du pétrole des années 1970, on a favorisé la promotion de voitures à faible consommation d’essence. Quelques années plus tard, le marché automobile japonais en expansion rapide menace son homologue américain. Panique des constructeurs américains, et nouveau mot d’ordre aux publicitaires : cesser de vanter les économies d’énergie : tout miser sur la sécurité, promouvoir les véhicules lourds moins dangereux pour les passagers en cas d’accidents.

Résultat : la relance des voitures énergivores, et l’escalade dans les engins puissants, types 4 × 4 ou même « chars d’assaut », consommant jusqu’à 25 litres aux cent kilomètres. Les constructeurs de voitures se sont refait une santé au prix de la santé des humains et de la planète.

Les publicitaires ont une responsabilité majeure quant à l’avenir de la vie sur la Terre. Nous reviendrons sur ce sujet dans une prochaine causerie.

Chronique France Culture du 29 janvier 2005

Source: http://www.hubertreeves.info/chroniques/20050129.html

Dépasser la ville-campagne

L’ancienne relation ville/campagne associait deux termes nettement distincts par leur forme autant que par leur fonction. Or la fonction agricole n’étant plus exercée que par une fraction minime de la population totale, des populations au genre de vie urbain ont remplacé dans les campagnes la paysannerie d’autrefois, tandis que, sous l’effet du desserrement, de l’étalement et de la dissémination périurbaine, la définition morphologique de la ville devenait de plus en plus floue. Lire la suite »

Volumes d’énergie consommée par tête

amarillo cadillacs
Champ de Cadillacs, Amarillo (Texas)

L’espace urbain doit définitivement rester aux piétons ou autrement dit aux êtres humains, sans méchantes boites mécaniques autour…

Ceci dit, on ne changera uniquement que quand on sera réellement au pied du mur. 3000 morts causées par la canicule et la qualité de l’air, ça n’est malheureusement pas suffisant pour déclencher une prise de conscience… Le Monde du 22 juin 2005 parle des réserves de pétroles… 68 ans de rabb’ (85 millions de barils par jours et 2113 milliards recensés exploitables), ça va aller vite, cependant, il y a de quoi s’inquiéter (s’étouffer peut-être ??) quand on saute à l’article suivant de M. Mestrallet, illustre PdG de Suez qui prône comme seule et unique solution le nucléaire… Les paradoxes sont nombreux, la LOGAN, qui dépasse allègrement les 11 litres/100km en cycle urbain et dont les journaux vantent le rapport qualité prix, les avions géants et enfin les révisions de rapports de M. Bush sur les émissions…

Au final, la vraie question réside non pas dans la nature des énergies à utiliser mais plutôt dans les volumes d’énergie consommée par tête

Un gars disait « l’humanité est sauvée par une foule d’esprits lents, ils freinent ». Pas si sûr, je dirais plutôt l’humanité est asphyxiée par une foule d’esprits qui ont perdu conscience que leur corps reste la première des sources d’énergie qui s’offre à l’être humain!

Pourquoi tous ces efforts de prévention, d’incitation à l’activité physique, etc. ne sont-ils jamais mis en lien avec le transport? Quand je pose la question pourquoi ne vas-tu pas au travail en vélo? On me répond trop souvent qu’on arrive trempé ou transpirant… N’est-ce pas une occasion formidable de modifier également nos relations dans le travail?

Quand je pense que le vélo a été interdit par décret à Paris dans les années 50, « place aux voitures et à la modernité » dit le journaliste à la voix chevrottante dans la TSF de pépé… je suis atterrée… Pour se consoler, on peut dire que les usines ont fuit les centre-villes (cf. Nanterre dans les années 1950), c’est une bonne chose mais pour laisser place à toujours plus de voitures… Qui gagne à ce jeu-là? Sûrement pas les habitants…

Des idées et des techniques simples, il en existe plein. Pourquoi les remontées mécaniques n’existent-elles qu’au ski? C’est pourtant une technologie de base mais super efficace… A nous de l’adapter. Pourquoi à Benalmadena en Andalousie (donc en Europe…) les chevaux font office de taxis?

Allez faire un petit tour dans les villes du tiers-monde, pourquoi tant d’énergie animale (et humaine, est-elle devenue trop dégradante pour notre niveau d’évolution?) alors que chez nous, une calèche ne sert que de promène couillons?

Au final, la vraie question réside non pas dans la nature des énergies à utiliser mais plutôt dans les volumes d’énergie consommée par tête…

Bref, je suis déçue de la ville qui m’entoure mais comment faire pour la changer?

Une personnes éclairée sur ce blog disait que les décisions restent politiques, bien sûr, mais que leur proposez-vous? Faites-vous des études, produisez-vous quelque trace permettant de faire prendre conscience tant aux élus qu’aux autres que parfois les solutions sont là, juste devant nous (ou chez nos voisins)? Les projets fous, les dessins, les maquettes tout ce qu’on peut faire, on se doit de le faire et de le faire connaître… (cf. les dessins centraux dans Courrier International, je trouve que ça ouvre bien l’esprit… et appelle les imaginaires à repenser la ville…)

J’aimerais bien, si c’est possible prendre part à vos réflexions…

Vanessa

Consommation de Masse

Portraits de la société de consommation automobile
www.chrisjordan.com

Consommation d’espace

Consommation d’espace

L’espace public disponible en milieu urbain est occupé à 90% par l’automobile, c’est-à-dire par le mode de déplacement le plus consommateur d’espace, laissant la part congrue aux autres modes (piétons, vélos, transports en commun). Le graphique ci-dessus montre ainsi l’aberration de notre société basée sur le système automobile. Au sein de nos villes européennes où l’espace public est pourtant rare, on peut ainsi constater que pour une même unité de surface, il est possible de faire circuler 4,5 fois plus de personnes en transport en commun (bus) par rapport à l’automobile, 7 fois plus de personnes en vélo, et près de 10 fois plus de piétons!

Source: http://placeovelo.collectifs.net/Masses/Juin99.htm

Pour en savoir plus: Automobile et consommation d’espace

Vélorution et prière de l’Eglise de la Consommation

Vélorution et prière de l’Eglise de la Consommation

Le samedi 4 juin 2005, la Vélorution s’est (pieusement) jointe à l’Eglise de la Consommation pour un pélerinage au magasin Hummer France, face auquel une messe religieuse s’est tenue.

Tous à vélo, rollers, trottinette… ou à pieds pour un chemin de croix vers le magasin de 4×4 Hummer, que nous remercions chaleureusement d’équiper l’armée états-unienne en Irak…

Contre les Hummers, tu ne t’élèveras point, des chants sacrés plutôt tu scanderas à la gloire du libéralisme, et du Dieu-Bagnole réincarné sur Terre, multipliant les automobiles dans Paris… Son sang de pétrole tu boieras, et ainsi tu communieras au sein du Temple de la Consommation.

Le Hummer vert est quant à lui sain, amical, non-polluant, simple, peu coûteux, amusant, et socialement responsable.



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