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La vie sans voiture(s)

Tout est bon dans le cochon

Voilà, ci-dessous, le genre de proposition que des professionnels du cycle peuvent recevoir… Comme dit le proverbe : « Tout est bon dans le cochon » et en ce moment, il semblerait que le cochon roule en pignon fixe. Avec pignon fixe, je croyais simplement faire du vélo alors qu’en fait, je chevauche prosaïquement « le signe d’appartenance à une communauté [...] presque rebelle. » Toute la puissance de la phrase repose sur le « presque »…

Bonjour,****

Nous vous informons que « Le nouvel Economiste » publie le 19 avril prochain un Dossier *Art de vivre & transports vélos « les fixies/pignon fixe ».

C’est pourquoi nous vous proposons de vous associer à cette édition pour renforcer votre communication sur une cible transversale urbaine, à fort pouvoir d’achat et de haut niveau (CSP+ : Cadres et Dirigeants d’Entreprise, Dirigeants et Cadres PME/TPE, Directions opérationnelles Grandes & Petites Entreprises, Administrations & collectivités (Direction générale & Stratégie, Office management & services généraux).

Je vous propose donc de communiquer auprès de nos 130 000 lecteurs (journal papier + journal numérique + site Internet) en nous accompagnant dans ce dossier spécial qui sera entièrement dédié à votre activité.

=> Synopsis dossier Art de vivre & transports vélos « les fixies/pignon fixe » : Plus qu’un moyen de transport, l’initiateur d’une nouvelle culture urbaine

Les fixies, ces vélos à pignon fixe popularisés par les coursiers américains, sont apparus en France il y a environ 5 ans et s’installent progressivement dans le paysage de nos boulevards et grandes avenues. Esthétiques, maniables, rapides, ils apparaissent comme un mode de transport idéal dans des villes surchargées. Mais plus que tout, ils deviennent les hérauts d’une nouvelle culture urbaine et le signe d’appartenance à une communauté jeune, branchée, indépendante et presque rebelle. Si ce drôle de vélo reste pour l’heure l’apanage de quelques happy few, le fixie pourrait rapidement s’imposer comme un moyen de transport incontournable en ville, porté par l’amour renaissant des Français pour la bicyclette.

Suivent les tailles et prix des encarts…

Je réfléchis très sérieusement à arrêter la mécanique et à devenir homme-sandwich en pignon fixe pour diffuser de la « communication sur une cible transversale urbaine, à fort pouvoir d’achat et de haut niveau ».

Source: http://latetedansleguidon.blogspot.fr



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5 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien

  1. Corinne

    Bonjour
    Nouvelle culture urbaine,elle a le dos large la culture !
    Les fixies ? Une nouvelle secte peut-être ?
    Tu parlais du cochon et de ses avantages.
    Je parlerais plutôt de vaches à lait , bonnes à traire que sont les CSP+ , clairement identifiés comme cible par cette agence de com.
    Ah la la , la pub !

  2. Nico

    que vient faire ce dessin de l’exploitation animale dans votre article de vélo?

  3. apanivore

    Comme quoi les recettes ne changent pas. Pour avoir l’air compétent, on utilise du jargon, marketing ici.
    Un mode de transport « incontournable » ah ah. Quand on en verra plus que des vélib’, on en reparlera peut-être. Mais en attendant le fixie est comme la plupart des vélos que les français achètent : il reste au garage en attendant qu’on l’exhibe le dimanche (s’il fait beau).

    J’y vois quand même une bonne idée, un vélo tellement simple qu’il ne coûte pas cher. Seulement le marketing est passé par là et il coûte souvent le même prix qu’un vélo bien mieux équipé (plusieurs vitesses, freins, éclairage, garde-boue…). Et ça marche, beaucoup de monde est prêt à s’acheter un vélo largement surévalué, juste parce que c’est la mode du moment.
    Et aussi parce que comme l’automobile, le vélo devient un marqueur de classe sociale. C’est bête et sûrement à l’opposé du mouvement originel (rebelle..) mais ça transparaît dans la lettre, c’est un vélo pour les gens « à fort pouvoir d’achat ».

  4. Jean-Marc

    Aparemment, c est le service pub du nouvel éco qui lance cet appel

    « C’est pourquoi nous vous proposons de vous associer à cette édition pour renforcer votre communication sur une cible transversale urbaine, à fort pouvoir d’achat et de haut niveau »

    Celà signifie juste payer pour avoir un encart pub.

    Un « journal » qui racole ainsi les annonceurs… on peut s’attendre à une ligne éditoriale gentille…
    Qui parle plus du dernier modèle né à plus de 1K € de ses annonceurs, que des associations de bénévoles en atelier-vélo…

    En fait, vu son allégeance aux sponsorts, il ne mérite pas le nom de journal, mais tout au plus de « gratuit », ou de « prospectus »


    @ Nico,

    c est parce que pour le capitalisme, tout est bon; tout est tjrs récupérable, profitable :

    vendre des T-shirts de Che Guevara,
    ou des poupées-vaudoux de S_rkozy (en 2006),
    ou des vélos à bouzoufs+2 à montrer dans les défilés de mode (homme), mais, si possible, à ne pas utiliser en ville.

    Le capitalisme récupére tout… en le rendant, en général, inaccessible aux plus grand nombre (faut bien faire des marges confortables + celà permet d augmenter le sentiment de frustation des pauvres… qui seront donc prêt à accepter plus de contraintes, pour gagner un peu plus, et ainsi se rapprocher -sans l atteindre- de leur rêve marchand)


    cas emblématiques de récupérérations marchandes :

    - les épingles à nourices des punks :
    vu leur manque d argent et/ou leur rejet de la société de consommation, ils avaient souvent des habits déchirés, et l’épingle à nourice étant plus facile à mettre que de repriser…
    puis, quelques années après, elle est devenue un symbole du mouvement, si bien que certains portaient des épingles à nourice en or, ou incrustées de pierres précieuses…

    - les jean’s destroy des grunges :
    comme les punks, si les grunges avaient des habits déchirés, ce n etait pas par soucis de mode, mais plus par manque d argent (peut-etre moins de rejet de la société de consommation chez les grunges que chez les punks, selon moi, mais je peux me tromper)

    mais celà n a pas empêché pleins de marques de vendre des jean’s artificiellement usés et déchirés plus cher que des jean’s neufs.

  5. MOA

    Ce « journal » est un hebdomadaire d’environ 100 pages dont 1 page sur 2 est de la pub. Vraiment 1 page sur 2.

    Je pense donc qu’il s’agit d’un journal parfaitement indépendant composés d’articles pas du tout orientés et que les journalistes ont suffisamment de latitude pour .exprimer des pensées critiques quitte à déplaire aux annonceurs.

    Il vaut mieux lire le Hors Série numéro 4 du Sarkophage-A cause du peuple. Garanti sans pub en plus.



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