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Sûreté ou sortie du nucléaire, pour plus de sûreté

7e réflexion sur l’après Fukushima

L’accident de Fukushima a été l’événement nucléaire de trop, celui qui n’aurait jamais dû arriver. Mais en révélant à nouveau l’impossibilité d’assurer la sûreté de cette industrie il a précipité aussi des décisions politiques claires et précises de « sortie du nucléaire ». Ce qui la veille de l’accident relevait encore de l’utopie est soudain devenu choix réaliste ou stratégie pragmatique, y compris dans les grandes puissances industrielles. Par ces revirements historiques touchant les grands pays d’Europe occidentale, maîtres de leur politique énergétique, la citadelle mondiale du nucléaire se retrouve aujourd’hui définitivement isolée dans son exception culturelle. On pourrait nous objecter qu’il reste encore comme grande puissance nucléaire la Chine et la Russie, mais dans ces deux pays l’énergie atomique n’est ni indispensable ni le fer de lance de l’économie. La Russie est autonome et exportatrice d’hydrocarbures et la Chine est déjà le leader mondial dans le « renouvelable ».

En l’espace de quelques semaines, la caste des nucléocrates à la tête du pouvoir en France depuis un demi-siècle, s’est retrouvée comme enkystée dans son industrie par un cordon sanitaire antinucléaire. En dehors des dictatures fidèles de françafrique héritage de l’ancien Empire (1), l’avenir économique de cette industrie est menacé. Les jours de la transnationale nucléaire française sont comptés. Pour Aréva le compte à rebours a commencé.

Le bug nucléaire de l’An 2000.

Tout aurait dû s’arrêter à Tchernobyl. L’aventure nucléaire dite « civile » d’emblée dénoncée, comme une « folie criminelle » par de nombreuses sommités scientifiques internationales y compris et surtout de la physique nucléaire, n’aurait pas dû pouvoir franchir le seuil de l’an 2000.

L’erreur aura été de croire encore, après Tchernobyl, à la notion désormais formelle et abstraite de « sûreté nucléaire ». Et la grave arnaque des nucléocrates, aura été de faire croire pour Tchernobyl à un « accident soviétique ». La construction de cette grossière contre-vérité associée à un bidouillage statistique et systématique pour cacher le nombre des victimes de la catastrophe apparaît aujourd’hui, après Fukushima, dans toute sa dimension criminelle. Par ses procédures, ses budgets colossaux et son nombreux personnel scientifique, médical et médiatique, cette immense entreprise de falsification d’une catastrophe, cette volonté institutionnelle du nucléaire d’assurer un négationnisme et un révisionnisme de la catastrophe et de ses conséquences, est l’une des caractéristiques les plus effrayantes de l’ère atomique. L’histoire de ce deuxième grand négationnisme révisionnisme du 20e siècle, orchestré par les agents de l’AIEA et entièrement assumé par l’OMS et les Nations Unies a déjà été écrite en temps réel par les associations de victimes et les organisations non gouvernementales (2). Elle est définitivement inscrite dans des milliers de mémoires vivantes et les millions de dollars dépensés par l’AIEA ou Aréva pour la censurer dans l’espace médiatique n’empêcheront plus la chute prochaine du nucléaire.

Ce qui était déjà une évidence dès ses origines et qui avait été dramatiquement confirmé par Tchernobyl, se révèle à nouveau  et une fois de trop: la « sûreté nucléaire » n’a aucune existence réelle, elle est un oxymore, une construction théorique à visée purement démagogique et médiatique.

En toute rigueur technico-scientifique tout aurait dû s’arrêter à Tchernobyl, la sortie du nucléaire aurait dû débuter volontairement dans la dernière décennie du 20e siècle. Il y a bien eu un bug en l’An 2000.

Les rituels conjuratoires du nucléaire.

Les systèmes de sûreté nucléaire sont les maillons faibles du système nucléaire, c’est le seul point qui fait encore l’unanimité dans les milieux experts… Cette dramatique réalité technique a été parfaitement bien comprise par les nucléocrates après l’accident de Tchernobyl. Ce qu’ils ont aussi compris et, plus que toute autre chose intégré dans leur organigramme de sécurisation globale du nucléaire, c’est l’importance première du négationnisme dans les procédures de sécurisation de la filière nucléaire. Ce deuxième aspect du dispositif échappe bien sûr aux scientifiques et aux experts du nucléaire puisqu’il relève de la désinformation dans la sphère médiatique. Les procédures techniques aussi complexes soient elles ne sont qu’un élément de la sécurisation globale de l’entreprise nucléaire. Elles font l’objet d’une promotion médiatique et servent de vitrine pour accréditer l’oxymore « sûreté nucléaire ». L’autre versant impliquant des budgets aussi importants est moins reluisant, il s’active en coulisse pour assurer une couverture de désinformation permanente.

Si l’on prend un peu de hauteur, de recul dans le temps et dans l’espace et que l’on accepte de s’émanciper de la complexité technique des procédures de sûreté, le spectacle que donne le nucléaire aujourd’hui est celui d’un phénomène sectaire. Et toutes ces manœuvres techniques dites de « sûreté » évoquent de plus en plus des rituels conjuratoires de la catastrophe. Car après Fukushima, la catastrophe est maintenant devenue inévitable. On ne peut plus la nier il faut la négocier. Cette réalité humaine impliquant une croyance forte, une adhésion sans faille dans le système technique est bien sûr inaccessible à la compréhension de l’expert scientifique en « sûreté nucléaire », intégré qu’il est comme rouage humain dans la machine. Sa haute compétence technique est la cause de son aveuglement. De son poste de travail il peut détecter et analyser un grand nombre de dysfonctionnements humains, mécaniques, dynamiques, thermiques, informatiques et se croire compétent. Par ses gesticulations technico-intellectuelles, il ne fait qu’apporter religieusement sa pierre à l’édifice… du nucléaire.

Mais il lui est impossible de soupçonner au dessus de lui l’importance encore plus grande du négationnisme pour sécuriser la pérennité de l’aventure nucléaire. Mais là n’est pas son problème. Les sommes colossales dépensées en communication, publicité, marketing, animation scolaire et touristique, bref en désinformation massive, se chiffrent en centaines de million d’euro. Pourquoi de telles dépenses dans un marketing grossier et un greenwashing franchement stupide si la « sûreté nucléaire » existait réellement? Le mensonge permanent constitue la clé de voûte du système. Alors laissons les ingénieurs et les experts surveiller les boulons, scruter les canalisations, vérifier leurs serrages et leur libre circulation, laissons les surveiller les procédures de détections des fissures sur les cuves sensibles, laissons les dans leur sublime aveuglement technique gesticuler à leur poste de travail… Les hommes du pouvoir, les nucléocrates évoluent dans un tout autre registre et sont dans une compréhension globale du nucléaire comme technologie du pouvoir, ils savent les limites intrinsèques des procédures techniques dites de « sûreté nucléaire ».

Après la catastrophe de Tchernobyl, un nouvel espace de sécurisation médiatique s’est mis en place. Les rituels conjuratoires ont pris une très grande importance en France. Car chaque jour qui passe est un pas vers la catastrophe nucléaire inévitable. On s’est mis à parler de « culture de la sûreté », de « priorité des priorités » pour la sécurité et plus récemment encore le ministre de l’écologie qui a tout compris, s’est permis de rajouter sa petite phrase « sous investir dans le nucléaire est un risque pour la sûreté nucléaire » (3) résumant innocemment son mode de penser: comme en toute chose dans ce monde, procédures dites de « sûreté » ou publicité pro nucléaire, tout n’est plus qu’une question d’argent. Les budgets de communication médiatique pour crédibiliser la « sûreté nucléaire » au près du grand public ont autant d’importance que ceux consacrés au secteur dit de « sûreté nucléaire ».

Parmi les dépenses somptuaires de l’État français pour assurer la perpétuité du nucléaire il faut signaler les vastes spectacles de « son et lumière » qu’il s’est mis à organiser en milieu naturel. Dans ses péplums à grand budget, les huiles essentielles de l’appareil d’État se mettent en scène et tentent d’organiser une contagion de la « culture de sûreté » dans la population civile. Des hommes déguisés en tenue de guerre nucléaire se mettent à défiler dans les campagnes pendant que des sirènes et un hélicoptère crachent leurs décibels salvateurs. Ils simulent une « situation de crise » sensée pouvoir infléchir les conséquences d’une catastrophe… Ces grandes processions d’hommes richement costumés et d’engins bruyants ont été mises en place après la catastrophe de Tchernobyl…

Les cérémonies conjuratoire de « sûreté » ont donc quitté l’univers confiné des centrales nucléaires pour se donner en spectacle sur l’espace public et s’emparer de la société civile. Si les œillères des compétences techniques assurent efficacement la croyance en la « sûreté nucléaire » dans les têtes bien pleines des experts, pour le grand public il faut du spectacle. Ils entrent dans la sécurité globale de l’entreprise nucléaire. L’efficacité conjuratoire de ces grands déballages de « sécurité civile », évoquant les « fééries médiévales » de Touraine dépend de l’importance du budget, de la qualité de la mise en scène et de la couverture.

Ces grandes manœuvres en campagne visant à donner un peu de consistance populaire à la notion de « sûreté nucléaire » apparaissent aujourd’hui puériles et dérisoires après le spectacle vu en direct de la catastrophe de Fukushima.

L’ASN dans tous ses états de services.

Que penser de l’ASN, l’autorité de sûreté nucléaire française? Dans la sphère médiatique on a pris l’habitude de la présenter comme le « gendarme du nucléaire ». La Crii Rad met cependant un double bémol à cette image: « l’ASN est un gendarme qui ne sanctionne pas » fait remarquer Roland Desbordes, un de ses membres.

Si cette image de « gendarme » doit être retenue, après Tchernobyl, Fukushima et surtout le stress-test réussi des 58 réacteurs d’EDF, il faut la comprendre dans son sens comique, de « gendarme de Saint- Tropez » véhiculé par l’autre exception culturelle française. L’ASN est le Louis de Funès du nucléaire si tant est que l’on puisse encore rire d’une telle déchéance institutionnelle. En clair et en première analyse, l’Autorité de Sûreté Nucléaire ne peut être prise au sérieux, même si l’on accepte une matérialité à la notion de « sûreté nucléaire » son activité dans la filière n’est que gesticulation technico-administrative.

Mais coup de théâtre en 2008, l’ASN crée la surprise, le « gendarme » se rebelle, fait la grève du zèle et bloque la construction de l’EPR, la presse est sidérée et révèle l’événement.

« L’Autorité de sûreté a prescrit à EDF (…) de suspendre les travaux de bétonnage « à la suite de multiples écarts constatés dans le ferraillage ou le bétonnage des radiers [socles] constitutifs de l’îlot nucléaire ». Le gendarme du nucléaire y a vu « un manque de rigueur de l’exploitant sur les activités de construction, des difficultés dans la surveillance des prestataires et des lacunes en matière d’organisation ». (4) »

Les écolos sont médusés. La sortie du nucléaire devient réalité. C’est la cata pour Aréva. Car sans l’EPR, sa vitrine technologique, le fleuron industriel national en est réduit à faire les poubelles, à gérer les seuls dégâts collatéraux de sa filière: catastrophe et déchets nucléaires.

Consciente des conséquences incalculables pour son industrie nationale, l’autorité de tutelle de l’autorité de sûreté nucléaire a dû intervenir pour réprimer l’excès de zèle. Le « gendarme » bien discipliné est depuis rentré dans les rangs et présente désormais des états de services presque irréprochables.

Cet excès de zèle de l’ASN, susceptible de nuire au rayonnement de la France et de son EPR, apparaît comme une grave bavure policière, ou encore un déballage de linge sale en public. Le « gendarme » a outrepassé sa mission, il n’a pas à faire de politique. Il n’a pas vocation à intervenir dans la politique énergétique de la France, c’est une affaire trop sérieuse pour être confiée à un service de gendarmerie même scientifique. Si cette chose est claire pour tout le monde, il en est une autre encore plus importante à comprendre. L’ASN n’a pas non plus pour mission d’assurer une sécurité civile pour la population. La triste réalité de sa mission première est de réifier par ses compétences techniques l’oxymore « sûreté nucléaire » révélée par Tchernobyl et confirmée par Fukushima, de rendre encore crédible sur le plan médiatique cette notion désormais obsolète. Sans ses rituels techniques maintenant purement conjuratoires, il ne resterait au coté du négationnisme et du révisionnisme que les mises en scène publicitaires opérées par la filière. En définitive, le seul acte crédible de sûreté réelle pour l’ASN serait pour elle de se démettre. Le démantèlement du nucléaire commence par elle. Qu’elle arrête ses gesticulations qui n’ont plus aucun sens depuis Fukushima.

Cependant pour les nucléocrates, il est important de ne pas complètement disqualifier l’ASN et d’accepter une certaine dose de démocratie en lâchant un peu de pouvoir à cette institution de technocrates et de bureaucrates…

Si pour Aréva et EDF l’idée du « réacteur le plus sûr au monde » relève en toute logique du pur marketing, pour l’ASN, par la diversité de ses missions spécifiques, il s’agit d’un concept, et, de fait, en étant sérieusement investie dans la réalité matérielle de ses actes d’inspection, elle se fixe d’en assurer la réification. Là se trouve le trouble psychiatrique de l’ASN révélé par la catastrophe de Tchernobyl et confirmé par celle de Fukushima. Si par ses actes quotidiens l’agence semble entraver l’avancée des travaux de l’EPR, dans sa mission institutionnelle dite de « sûreté » elle ne fait qu’assurer une construction délirante. Innocemment par ses gesticulations technico-administratives, l’ASN se charge de concrétiser l’idée marketing, intégrée dans la notion générale encore plus fausse de « l’énergie propre pour sauver la planète ».

Pour le moment l’ASN ferraille dur avec Bouygues, l’entreprise du BTP en charge de l’EPR de Flamanville. Il faut que le ferraillage et le bétonnage soient conformes au cahier des charges théoriques de l’EPR. L’ASN en fait son affaire personnelle, car de toute évidence Aréva et l’EDF s’en foutent éperdument, puisque pour eux, il est bien clair que le « réacteur le plus sûr au monde » n’a qu’une fonction marketing. Cette triste réalité a été confirmée par le patron de Bouygues. Interrogé en conférence de presse le 31 aout 2011 sur le « Béton raté de Flamanville » il a affirmé « Je n’ai pas à rougir » et de confirmer innocemment le je-m’en-foutisme d’EDF: « Le client EDF est particulièrement satisfait de ce que nous faisons !» (5).

En définitive, on peut dire que tenter de faire de la chimère d’Aréva une réalité ou offrir aux nucléocrates l’EPR de leur rêve annihile de fait la raison d’être de l’agence de sûreté nucléaire.

Le Canard Enchainé avait titré son article « Carence en Fer pour le malade de Flamanville » Mais si l’EPR souffre d’une carence martiale menaçant sa croissance, il faut aussi signaler sur le chantier la présence d’un autre malade relevant cette fois de la psychiatrie: l’ASN. Blindée dans l’hermétisme de son aveuglement technique, cette autorité s’acharne à vouloir réifier et crédibiliser le grossier package marketing d’Aréva: « l’énergie propre et recyclable à plus de 90% » (produite par le « réacteur le plus sûr au monde » et « indispensable dans le mix énergétique » pour « sauver la planète ». Plus personne n’y croit, pas même Aréva et EDF, sauf le deuxième grand malade de Flamanville: l’ASN.

Tours le 10 novembre 2011

(1) Jean-Marc Sérékian « La Course aux énergies » Ed. Libertaire 2011 voir les chapitre 6 « Voici venu le temps, des centrales nucléaires ! », 7 Führers et spéculateurs, le marché à la sauvette du nucléaire et 8 « Vivre et travailler au pays », grâce aux centrales nucléaires!
(2) Il n’existe toujours pas de consensus international sur le nombre des victimes de Tchernobyl, même pas sur les ordres de grandeur. Entre d’une part le couple OMS-AIEA qui ne trouve que quelques dizaines de victimes certaines et quelques milliers de victimes probables et d’autre part les scientifiques indépendants, les associations de victimes et ONG qui les chiffrent par dizaines ou centaines de milliers, il y a une véritable bataille politique sur l’avenir de l’Age Atomique. Pour se faire une opinion ce 2e négationnisme du 20e siècle voir les articles en lignes
« Le bilan provisoire de la catastrophe de Tchernobyl »
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/estimations.html
« Les liens contre-nature de l’OMS avec l’AIEA de nouveau critiqués », comprenant l’article de Claude Proust « Et si on parlait du négationnisme de Tchernobyl ? » (Comité Bandajevsky)
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_liens_contre.html
(3) NKM le 30 octobre 2011 Europe 1 rappelé dans le Canard Enchainé du mercredi 2 novembre 2011
(4) Le Monde 01 11 2011 « Les vicissitudes de l’EPR, réacteur nucléaire de « 3e génération » »
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/11/01/les-vicissitudes-de-l-epr-reacteur-nucleaire-de-3e-generation_1596735_823448.html
(5) Le Canard Enchainé, mercredi 2 novembre 2011 « Carence en Fer pour le malade de Flamanville »



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23 Commentaires, Commentaire ou Rétrolien

  1. Comme tu le dis, la « sureté » nucléaire n’est qu’un oxymore… Il n’est qu’à compter le nombre d’incidents uniquement sur le sol français : plus d’une centaine par an !!! Et le mensonge qui entoure leur réalité est hallucinant (le dernier médiatisé, à Marcoule, a vu son importance plus que sous évaluée) !
     
    Mais bon, après Fukushima, tout va bien, non ? Ben non, justement ! Quel média a retransmis cette info interessante de l’AIEA : Des taux anormalement élevés d’Iode 131, de Césium 134 et Césium 137 ont été relevés en Allemagne, Hongrie, République tchèque, Autriche et Slovaquie… Ces taux démontrent qu’un autre incident a eu lieu, dans une centrale d’Europe centrale… Et la composition porte les regards vers la centrale de Krsko, en Slovénie, centrale qui avait déjà connu, il y a peu (en 2008), un GROS problème de surchauffe à peu près identique à celui rencontré à Fukushima et responsable de l’explosion des réacteurs… Mais cette info là, chut, silence, fô pas l’dire, ça ferait peur au quidam…

  2. Bonjour
     
    Ne soupçonnant pas la simplicité fondamentale de l’univers, trompés par son effarante complexité de surface, nous nous sommes laissés aller à nous réfugier en ces bénéfiques mathématiques qui déjà nous permettaient de le contrer, de le circonvenir et de le manipuler le moins péniblement possible, pensant grâce à elles, pouvoir le démasquer.
    Malheureusement, ces séduisants outils nous ont finalement rendus complètement aveugles,
    nous empêchant de comprendre, de « voir » ce qu’était réellement, concrètement, simplement cet univers.
     
    http://www.liberes-des-mathematiques-savoir-enfin-ce-qu-est-l-univers.net
     
    (Page 65, le chapître “ Ce qu’est la lumière  » expose la succession d’erreurs qui nous ont
    égarés et amenés à inventer une physique « mathématique », puis une physique « relativiste”
    et enfin une physique « quantique”,  après avoir abandonné la Physique tout simplement
    « physique », d’emblée naturellement et entièrement compréhensible.)
     
    Bien cordialement       Jean Vladimir Térémetz

  3. Lynx

    « Plus personne n’y croit, pas même Aréva et EDF, sauf le deuxième grand malade de Flamanville: l’ASN. »
    Si, si il y a encore un grand naïf qui y croit: François Hollande! A ce sujet, vous pouvez signer la lettre ouverte qui lui est adressée par le réseau sortir du nucléaire:
    http://groupes.sortirdunucleaire.org/spip.php?page=campagne2102-cyberaction1

  4. Nemosus

    Je ne comprends pas bien votre opposition systématique à l’énergie nucléaire.
    Sauf à envisager le Grand Bond en Arrière, elle est indispensable a notre système sociétal actuel. Quand à sa dangerosité, combien le charbon et le gaz tuent-ils de personnes par an ? Combien en tue l’EN civile?

  5. Pim

    Sans avoir (encore) lu l’article, je poste un lien en rapport avec le sujet…
     

    Réunies au sein de l’UFE, les grandes sociétés productrices d’électricité, dont EDF et GDF Suez, ont publié des scénarios sur l’évolution de la part du nucléaire à l’horizon 2030. Elles veulent ainsi aider les politiques à prendre des décisions « cohérentes »

    http://energie.lexpansion.com/prospective/les-grandes-societes-electriques-publient-leurs-scenarios-2030-_a-34-6664.html
     

  6. @Nemosus
     
    L’EN n’a tué personne… sauf à Tchernobyl, à Fukushima, ou lors des différents « incidents » survenus un peu partout dans le monde, France y compris (voir l’épisode de Marcoule, 3 morts…)
     
    Quand au « retour en arrière », faut croire que l’Allemagne aime les grottes, tout comme les pays, bien trop rares, qui préfèrent l’énergie renouvelable à l’EN… Remarque, la théorie de l’autruche a du bon, parfois… Elle évite une remise en cause personnelle bien désagréable !
     
    L’EN nucléaire demande deux choses indispensables qui, à elles seules, la remettent totalement en cause :
    - Un contrôle absolut, c’est à dire une infaillibilité humaine qui n’existe que dans la tête des plus parfaits crétins
    - Un meppris total des générations futures (c’est à dire un égoïsme poussant à l’extrème puisque excluant de toute prise en compte nos propres enfants), à qui nous lèguerons des monceaux de déchets nucléaires ingérables et meurtriers
     
    Alors, oui, si nous excluons ces deux points, si nous tenons à laisser allumé 24h/24, 7j/7 nos télés, ordinateurs, clims, ampoules, chauffage pour avoir 25° et autres joyeusetés indispensables, nous avons besoin du nucléaire, par contre, avec un minimum de gestion intelligente, avec un investissement personnel autre que consumériste et crétin, nul besoin de centrale à charbon et encore moins d’EN… Question de société, puisque la seule question à se poser c’est voulons nous d’une société de surconsommation énergivore et déchetiste ou préférons nous un avenir pour nos enfants sans pour autant perdre la réelle qualité de vie qui n’a rien de consummériste ?


    Bref, encore une occasion de se taire de perdue…

  7. dominique

    Bonjour Joshua.
    quelques commentaires..
    tout d’abord, tu n’as pas répondu à la question de Nemosus.
    Il n’a pas dit qu’il n’y avait pas de morts, il demande une comparaison nucléaire/charbon/gaz.
    les trois morts de Marcoule,ben oui, dans les usines, il y a des accidents de travail.
    Prends tu vraiment les gens pour des cons à ce point pour imaginer qu’ils se chauffent à 25°, que les télés sont allumées 27/24 et 7/7,
    tu connais beaucoup de gens qui ont la clim’ chez eux ? ( c’est vrai que tu es dans le midi, mais ici en région Parisienne, personne ! ).
    Vous oubliez tous ici que les morts au Japon c’est 23 à 25 000 morts ou disparus, mais ce n’est pas la centrale, c’est le tremblement de terre et la vague, les décès causés par la centrale se chiffrent à combien ( il faut dire que le manque de transparence des autorités japonnaise n’aide pas ) ?
    Tu parles de l’Allemagne et de la Belgique, très bien, mais l’Agence Internationale de l’ Energie viens de prévenir ces deux pays que du coup ils n’allaient pas respecter leurs engagements concernant les GES, puisqu’ils vont faire tourner des centrales thermiques…!
    Tu le sais mieux que quiconque ici, la situation est très complexe tout est imbriqué, nous sommes dans un gigantesque Mikado….

    Mais je te rejoins totalement sur le reste :
    le fait que le nucléaire soit dangereux :OUI
    les déchets c’est la merde : OUI
    Peut avoir confiance dans l’humain pour faire respecter la sécurité dans les centrales : NON, surtout depuis que tout ça est gélégué à une cascade de sous-traitants faisant travailler des intérimaires esclaves/sous payés !!
    En gros, faut il sortir du nucléaire :OUI
    le retard dans les énergies alternatives est gigantesque, et il faut combattre Areva, Proglio et consorts
    Il y a plein de choses à faire pour sortir du nuclaire ET respecter nos accords quant aux GES, et nous pouvons le faire dès maintenant, mais il n’y a pas de volonté politique clairement affichée, et ce, au niveau MONDIAL, moi je proposerai bien que l ‘ONU gère pas mal de choses.
    Mais par pitié, si tu veux que les gens adhèrent à tes pensées, arrête de les prendre pour des cons ( tu crois que nous ne savons pas que le chauffage est cher ????, on a besoin de toi ??), réponds clairement à des questions claires, cesse le catastrophisme à tout crin, c’est fatiguant à la longue, et peu constructif.
    Un blog comme Carfree peut être une sorte de Think Thank alternatif,
    mais pour cela, il ne faut pas que ce soit un  » repoussoir », une usine à peurs.
    Essayons d’être constructif et pédaguogue.

    Et pour finir, oui il y aurra nécessairement une sorte de retour en arrière, mais j’ai l’impression que c’est déjà commencé !!!

    Bonne soirée à Joshua et à tout le monde

  8. apanivore

    L’opposition au nucléaire sur carfree n’est pas que systématique , elle est claire et argumentée. Ce n’est pas une question d’idéologie. L’argumentation antinucléaire est basée sur des faits.
     
    Par contre dire que l’énergie nucléaire est indispensable à notre « système sociétal » actuel, ça c’est de l’idéologie, une belle idée reçue. Cette énergie ne représente qu’un très faible pourcentage de l’énergie utilisée dans le monde : 14% de l’électricité et entre 1 et 2% de l’énergie consommée en général, autrement dit peanuts, alors non elle n’est pas indispensable.

  9. JiBOM

    La meilleure énergie est celle qui se trouve dans nos assiettes. Arrangeons-nous seulement pour qu’elle soit de la meilleure qualité possible et pour ensuite la dépenser en nous faisant du bien. Cela nous restera toujours plus profitable qu’un litron de gasoil ou qu’une baguette d’uranium !

  10. Dominique, le problème, avec les accidents nucléaires, ce n’est pas le nombre de morts au moment de l’accident, c’est que les conséquences sont plutôt longues… Regarde Tchernobyl, lors de l’accident, il n’y a pas eu tant de morts que ça, par contre, aujourd’hui, on les compte en dizaines de milliers… Sans compter ceux qui s’en sortent mais dans quel état (suis bien placé pour le savoir, celle qui me supporte a eu, elle aussi, un cancer de la thyroïde…)
     
    Sinon, on est au moins d’accord sur pas mal de points, notamment sur le principal : le nucléaire a un avenir, le démantellement !
     
    Mais comme je cherchais à le faire comprendre, et pour une fois je vais défendre l’individualisme, ce qui m’arrive rarement, la sortie du nucléaire passe, avant tout, par une démarche personnelle… Alors, je pousse le bouchon un peu loin, je te l’accorde, mais il suffit de quelques gestes pour réduire son empreinte energétique, comme porter une attention particulière à l’isolation de son domicile, ce qui n’est pas forcément cher… Pour mon exemple perso, une bonne isolation, de bonnes fenêtres, un domicile choisit non pas sur la taille des pièces, mais sur des critères moins tape à l’oeil (vieux mas, dont les murs, en torchis et galets, font 1m d’épaisseur), et, alors qu’il fait, depuis un mois 10-15° dehors, j’ai un peu plus de 20 SANS ALLUMER UNE SEULE FOIS LE CHAUFFAGE !
     
    J’exagère la situation, parce que c’est ce que font aussi systématiquement les chasseurs d’écolos, et c’est ce qui transpire du commentaire que je cite (« vous êtes contre le nucléaire, vous voulez retourner dans des cavernes »), alors que cette réaction est d’une connerie monumentale ! Je me met au même niveau ! Mais tu avoueras que, généralement, j’essaie plutôt le dialogue, quand c’est possible…
     
    Dans le cas de Nemosus, une autre de ses réaction était un peu plus pensée… Ça m’a gavé, après avoir lu cette autre réaction, de lire de telles conneries juste derrière !
     
    Quand à l’Allemagne, tu sais, tout comme moi, que le passage aux énergies fossiles est temporaire, et qu’un réel éffort concernant les énergies renouvelables est en cours, rendant possible un remplacement du nucléaire par de telles énergies, surtout qu’une politique de consommation responsable est, dans un même temps, mise en place, bref, l’Allemagne met en place une politique verte qui n’a pas de vert que le nom… C’est rare et c’est à noter !
     
    L’Allemagne connait, ces 10 dernières années, une baisse de la consommation notable, grâce à cette politique principalement, pendant que la France, elle, continue dans la voie du « consommons plus » avec une hausse constante de sa consommation energétique, ce qui, nucléaire ou fossile, est d’une hallucinante bétise ! D’autant que, concernant l’investissement en energie renouvelable, même la Chine, qui, pourtant, est loin d’être un exemple en la matière, fait plus d’effort que la France dans ce domaine !!! Nous, nous restons sur le nucléaire, à vie, sans limite, sans danger (enfin, surtout maintenant que les niveaux de sécurité ont été diminués en France, grâce au lobbying d’EDF -voir article du canard de cette semaine-), et sans réflexion surtout… Ce n’est pas en balançant des pelletées de boues (radioactives) sur le Mikado que nous arriverons à le démanteler non plus !!!

  11. Sam

    Bonjour, beaucoup de bruit pour au final pas grand chose. C’est bien de savoir qu’il faut se débarrasser du nucléaire, c’est mieux de savoir par quoi on va bien pouvoir le remplacer… Vous êtes beaucoup à penser aux énergies renouvelables, jolie piste oui, mais qui sera incapable de fournir l’énergie suffisante avant un bon moment, sans compter que ça va coûter cher, très cher même. Or je rappelle qu’en ce moment on se serre un peu la ceinture pour éviter de terminer comme la Grèce donc on a pas non plus les moyens d’investir massivement dans les éoliennes et les panneaux solaires.
    L’Allemagne va sortir du nucléaire pour faire quoi au final ? Des centrales à charbon… Si pour le moment la France ne veut pas sortir du nucléaire et « protéger » ce que vous appelez le « lobby nucléaire », c’est avant tout parce qu’il n’existe pas d’alternatives crédibles et ça vous le savez j’en suis certain…
    Je pense que quand on critique un système c’est bien aussi de proposer des solutions en cherchant un peu plus loin que le bout de son nez. J’aime bien votre site mais c’est quand même regrettable qu’un article comme celui là évoque tous les mauvais points du nucléaire sans proposer aucune solution ni aucune analyse sur les pistes à explorer pour sortir du nucléaire.

  12. lynx

    Toujours cette propagande télévisuelle qui est à l’œuvre. Putain, quelle belle invention que la télévision avec son JT. Pas plus tard que ce soir, un petit reportage sur un employé d’Areva de retour de mission de Fukushima: en gros, un petit tour à la centrale, je rentre en France et miracle, aucune contamination! Et tout cela au moment où comme pas hasard, le PS et les verts négocient sur le nucléaire et que l’UMPnucléaire compte les points…Ne vous rendez-vous pas compte que nos politiques sont prêts à assumer un risque d’accident majeur dans notre pays parce qu’il faut produire plus, diversifier, assurer une soi-disant indépendance énergétique (l’uranium, on le trouve où?)
    Je m’adresse aux moutons de Panurge qui ne font que reprendre le discours de l’UMP et les pseudos enquêtes des médias:
    Êtes-vous prêts à assumer un Fukushima près de chez vous??? Tout cela pour ne pas avoir à vous remettre ne cause? Soyez-en sûr, cela finira par se produire! Nous ne sommes pas plus malins que les japonais,juste plus arrogants.
    Concernant la question des sous que l’on a pas: à combien se chiffre le chantier de l’EPR? N’a-t-on pas déjà doublé la facture du devis initial? Qu’est-ce qu’on attend pour lancer un vaste programme d’isolation thermique des logements anciens, des locaux du tertiaire. Combien a-t-on investit dans le nucléaire au dépend de tout le reste,y compris dans la recherche d’alternatives?
    Mais non, il faut coûte que coûte finir l’EPR, vitrine technologique du savoir-faire français en la matière pour pouvoir signer de juteux contrats lors des déplacements présidentiels à l’étranger.
    Finirez-vous, un jour, avant qu’il ne soit trop tard, par comprendre que l’on ne doit pas produire plus et-ce dans tous les domaines et au contraire consommer moins? Mais bien sûr, il faut avoir un peu de courage pour se remettre en question…que l’on soit un simple français ou un politique.

  13. BromptonAddict BromptonAddict

    Pour un pays comme la France qui se glorifie d’être un des pays les plus touristiques, le jour où il y aura un accident nucléaire, je doute que les touristes continueront à venir.
    Et là, ce ne sera plus la petite récession, mais la grosse récession.
    Car nous sommes en plus un pays agricole, viticole,…. C’est vraiment vivre avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête.
    Et concernant l’information aux population: il y a une fuite d’iode 131 début septembre en Hongrie et les autorités (IRSN) informent (discrètement) la population de cet état le 15 novembre. Mais heureusement, et comme toujours, il n’y a pas de danger car la contamination est faible…

  14. Les justifications financières et « sociales » concernant une soit disant nécessité du nucléaire sont tout simplement immondes ! Finalement, on s’apperçoit que, pour certains, la vie humaine ne correspond qu’à un coût… Remarquez, ça explique l’acceptation ovine qui a court concernant la continuité des guerres et famines entretenuent au nom du pétrole…
     
    Alors puisque nos bien pensants théoriciens financiers y mettent leur grain de sel, on va être précis, et aussi leur demander quelques précisions…
     
    Mon cher Sam, à combien estimez vous la vie d’un enfant ? Quel rapport me direz-vous… Mais il est direct, le rapport, puisqu’une étude faite auprès des populations entourant Fukushima (plusieurs millions de personnes) montre, déjà, que 77 % des moins de 18 ans présentent une déformation de la glande thyroïde… Donc, l’accident de Fukushima n’a pas que des répercutions financières, mais à priori, vous vous en tapez le coquillard…
     
    Fukushima est loin… Ben non, parce que, rien qu’en France, c’est 5 centrales qui sont directement menacées d’accident grave en cas de montée des eaux, ce qui, à l’heure actuelle, et après les différents épisodes climatiques se succédants, est loin d’être difficile à imaginer… Mais bon, en prévisionnant le coût humain (on va dire, en comptant large et en se basant sur un autre terrain, celui de l’amiante, qu’on a laissé en place plus de 40 ans en connaissant parfaitement sa nocivité, question de coût là encore, 30 000€ par vie, maxi), et vu les bénéfices des fabriquants d’énergie, c’est jouable, donc, pas la peine de changer…
     
    Votre aspect comptable est tout simplement immonde ! Il revient à poser une seule question : quel est le coût d’une vie humaine… Cette réflexion guerrière est sans aucun doute possible la pire de toutes les justifications imaginables, et dire que c’est uniquement dans le but de ne pas remettre en cause votre pseudo confort (c’est quoi, le confort ??? pouvoir consommer toujours plus sans vivre ???)… Lamentable !!!

  15. jms

    La réponse à la question de Sam est simple et tient en un seul mot
    Question « Par quoi remplacer le nucléaire ? »
    Réponse : « Rien ! »
    Pour avoir un réponse plus détailler il faudra attendre la 10e « réflexion sur l’après Fukushima. »
    En attendant on peut toujours lire la réponse dans « La Course aux Énergies », Jean-Marc Sérékian, Éditions libertaire 2011.
    http://carfree.fr/index.php/2011/01/08/la-course-aux-energies/
    Le problème est qu’il faut lire les 200 pages du livre pour d’abord comprendre ce que veut dire le mot « énergie ».
    Pour une petite orientation sur le « Rien ! » de la réponse on peut poser une question du même type que celle de Sam : « Par quoi remplacer l’industrie de l’aviation (militaire) de Dassault ? » Même réponse : « Rien ! » 

  16. Sam

    @ joshuadu34 : déjà calmez-vous, j’ai jamais dit que je serais prêt à sacrifier la vie d’un enfant pour avoir de l’énergie donc on arrête de déformer mes propos merci.
    @ jms : donc vous proposez qu’on remplace le nucléaire par rien. Donc expliquez-moi : les hôpitaux, les administrations publiques, les foyers, vous comptez leur dire quoi si ils n’ont plus accès à l’électricité ? Le nucléaire a encore de beaux jours devant lui, ses principaux détracteurs ne savent dire qu’une chose « terminé le nucléaire » sans penser au reste. On arrêtera le nucléaire le jour où on nous proposera une alternative.

  17. @ Sam
    il existe de nombreux endroits, même en europe, où on a accès à une électricité intermitante (oui… c est même déjà arrivé plusieurs fois en californie, l’état le plus riche des USA…http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/09/09/97001-20110909FILWWW00311-etats-unis-panne-d-electricite-geante.php)
    Si on arrête le nucléaire, peut-etre qu’il n’y aura plus de feux tricolores, causes de danger et d accidents. (le panneaux de priorité à droite, ou de route prioritaire, sont moins dangereux, en induisant une conduite plus attentive et plus lente), peut-etre qu’il y aura moins d éclairage de bureaux/magasins vides la nuit, peut-etre que les particuliers isoleront mieux leurs logements/se chaufferont 2-3 degrés de moins (en mettant un pull, et en redécouvrant les baldaquins pour les lits), et réfléchiront à ce qu’ils veulent prendre avant d ouvrir le frigo, peut-etre qu’ils sortiront du frigo ce qu’ils veulent chauffer 10-15minutes avant de le chauffer… pour qu’il commence à se réchauffer à température ambiante, peut-etre…
    [les solutions se trouveront d elles-meme, quand l'énergie sera 2 ou 3 fois plus chère : demande à des gens moitiés moins riches que toi : ils réussissent à vivre malgré les difficultés (d ailleurs, si on trouve des dossiers de surendettements parmi les pauvres, on en trouve aussi parmi les très gros revenus)]
    Par contre, pas d’inquiétude : il y aura des priorités : les blocs opératoire et les salles de réa continueront à être fournies en élec, lors de leur fonctionnement. (d ailleurs, elles ont dejà des systèmes de sécu, en cas de coupures)*
    Peut-etre qu’on reviendra à une diminution/stabilisation du nombre de grands écrans gourmands en élec par foyer : un ou plusieurs petits ecrans par personne (téléphone, portable et dérivés), mais moins de télé et ordi fixes à grands écrans dans chaque logement.
     
    * par contre, franchise médicale, montée des taxes sur les complémentaires, augmentation du nombre de produits peu ou non remboursés => de moins en moins de gens se feront bien soignés, et auront droit à ces opérations ou soins. (c est une tendance dejà en cours en france, avec 23 % en 2010 contre 11% en 2009, de gens qui ne reçoivent pas ou reportent des soins médicaux nécessaire, en particulier soins dentaires (rappel : 1ere cause de morts par pb de santé de l humanité, depuis la pré-histoire… la carie))
    c.f. pour les chiffres http://siteinfosecusante.free.fr/spip.php?article1023
    « explosion des renoncements de soins en france » (dès 2010)

  18. relisez, Sam : vos propos renient la réalité et, intrinsèquement, acceptent les accidents indissociables de l’énergie nucléaire (sauf à considérer que l’espèce humaine est parfaite et infaillible…), on peut donc logiquement considérer que vous vous foutez aussi bien de ces mômes de Fukushima qui, pour les trois quarts d’entre eux, ont déjà, en si peu de temps, les germes d’un magnifique cancer de la thyroïde, que vous vous foutez des populations nigériennes, kazakhs ou namibiennes qui subissent directement, par un taux de cancer crevant tous les plafonts, l’exploitation de l’uranium par areva (parce que, pour ce qui est de l’indépendance énergétique, le jour ou vous accepterez de chopper un cancer pour qu’on vienne chercher l’uranium dans votre jardin plutôt que d’en faire payer le prix aux plus pauvres, vous pourrez venir nous parler d’indépendance, ce qui est loin d’être le cas !)
     
    Et pour quoi ? Comme ça a de nombreuses fois été souligné, pour soutenir un mode de consommation ridiculement énergivore, pour alimenter principalement des gadgets inutile à tout bonheur, et pas, comme vous tentez de le faire croire, pour « sauver des vies »… L’autosuffisance des établissements médicaux est non seulement possible, mais plus, souhaitable ! Mais, bizarrement, ça ne vous traverse même pas l’esprit ! Vous justifiez l’imbécilité de votre position, et surtout son égoïsme forcené, par des propos d’un ridicule total n’ayant aucun rapport avec la réalité !
     
    La consommation actuelle ne se justifie, je le repette, que par une seule chose : une volonté consummériste débridée, et surement pas par une nécessité ! Rien que pour le prouver, deux chiffres : en 10 ans, la consommation allemande d’énergie a baissée de 23 %, et, malgré un revirement concernant la production d’énergie, la production de CO par l’Allemagne a, elle aussi, été en baisse. Dans le même temps, la consommation française a augmentée de 6 %, tout autant que sa production de CO… Quelle justification apporter à ça ? Est-ce à dire que l’Allemagne est un pays du tiers monde, ou le système de soin est défficient ??? L’Allemagne souffre-t’elle d’un manque de développement poussant la population vers plus de paupérisation que la France ??? NON ! Proposer comme postulat un rapport « bien vivre »/énergie est d’une imbécilité crasse sans aucune justification ! Si vous voulez vous leurrer, soit, grand bien vous fasse, mais ce genre de propos n’a aucunement sa place ici ! Et si vous voulez que je ne vous rentre pas dedans, arrétez de nous prendre pour des allumés ignares, alors nous pourrons débattre sereinement !

  19. apanivore

    http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iudL4r-vOn2sLtvrpyEaoPA5rI8w?docId=CNG.2b80002bc3dee55267c7dddd7a8a6e5a.751
    Areva va supprimer des postes et rogner sur les investissements.  Tant que c’est pas dans la sûreté des installations et le traitement des déchets je vois pas ça comme une mauvaise nouvelle. L’arrêt du projet d’EPR à Penly serait envisagé.
    Ça commence à sentir le sapin.

  20. BromptonAddict BromptonAddict

    Rapport de l’Assemblée Nationale :
    Estimation de 750 Milliards d’euros pour le démantèlement des centrales françaises, soit entre 2 et 3 fois leur coût de construction.. .

    http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2012/b3805-tIII-a14.asp

  21. lynx

    @ sam: un peu de lecture?
    http://www.sortirdunucleaire.org/index.php?menu=sinformer&sousmenu=themas&soussousmenu=declin&page=index

    Peut-être finirez-vous par comprendre que la fin du nucléaire n’est pas synonyme de bougie et que la plupart des pays de la planètes se passent du nucléaire tout en étant capable d’alimenter les hôpitaux!!!

  22. Actuellement, sur arte, l’émission « le dessous des cartes » (dcc) fait une thématique sur le nucléaire, et en ce moment elle diffuse des émissions sur le nucléaire civil.(vous pouvez les voir lors des rediffs, ou sur http://ddc.arte.tv/)

    L’émission d’hier parlait du retraitement.
    Plusieurs choses à retenir : déjà, l australie (surtout) et la russie seraient les 2 grands gagnants si jamais l EPR marchait un jour (ce qui n est pas gagné), car c est elles qui ont les réserves d’uranium.
    L europe, avec moins de 1% des réserves et de la production d uranium, serait dépendante de l approvisionnement, à prix imposé, d’une denrée devenant de plus en plus rare et de plus en plus convoitée, au fur et à mesure que le pétrole conventionnel s’épuisera.
    (en clair : même si l’EPR marche, même mis au point par areva, avec le nucléaire, la france va dans le mur au niveau économique et indépendance. Par contre, c est surprenant : ni la russie ni -surtout- l australie (1er producteur, et 1ere réserves) ne gaspillent leur argent dans l EPR : peut-etre car ils savent que, si celà marche, ils pourront tjrs acheter plus tard des centrales pas cher, à la france, qui aura grand besoin d en vendre (voir ce qui se passe dejà pour les rafales, le TGV et les centrales), et ceci, avec un transfert des technos imposé, en échange du chèque…)).

    Autre point : les déchets sont classés en 2 catégories : déchets nucléaire à courte vie et à la longue vie.
    Les « courtes » vies sont à stocker… 300 ans…

    rappel : les sites indus des années 70, devenus friches indus 30 ans après, regorgent de zones contaminées (par du PCB, des métaux lourds, de l’amiante, des hydrocarbures, des…) dont les zones de stockage des polluants ont été perdues/oubliées : -> dans la vraie vie, après 30 ans, on est INCAPABLE de savoir où se trouvent des déchets, et les gens du nucléaire voudraient nous faire croire qu’ils feront un suivi très très coûteux… (du personnel payer à ne rien faire sauf surveiller, et des installations de stockage à entretenir voire refaire) pendant 300 ans…

    Mais il n’y a pas que les déchets à courte vie, il y a aussi les déchets à longue vie… là, on dépasse les 100 000 ans… donc je me demande QUI, sans rire, pourrait garantir un contrôle sur une telle période.
    [bien sûr, sans rire, c est dejà impossible sur 300 ans, quand on voit les changements qui ont lieu rien qu'en 5 ans : une boite peut passer de leader de son segment à boite sur le point de faire faillite...
    c.f. dans un autre domaine, les déconfitures d'erikson, nokia voire LG, depuis que les petits samsung, HTC, et que l inexistant apple ont fait mieux qu'eux (erikson a été racheté, nokia a été remis à flot grâce à l apport d argent de microsoft, suite à un accord coinçant nokia); ou les quasi faillites suivi de privatisations partielles de GM (et chrysler), l'ex-leader; ou, dans le domaine de l'énergie, comme areva, la faillite d'enron, qui était une des plus importante compagnie US de l'énergie...]

    Rien de bien nouveau dans ce que je viens de dire (l’industrie nucléaire se moque de nous, en faisant des promesses impossibles à tenir sur la durée).
    Mais la raison pour laquelle je poste, c est parce qu’ils ont expliqué comment se faisait le stockage à long terme :
    Le nucléaire fait réver certains pour l après pétrôle.
    Or, le stockage (à long terme) se fait par « neutralisation » des déchets, en les figeant dans un mélange de verre et de BITUME.
    Plus de pétrôle => quasi plus de bitume…

    [par un procédé de fischer tropsch (type http://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A9d%C3%A9_Fischer-Tropsch), ou par un autre type de réactions chimiques, de crackage, peut-etre qu'on obtiendra du bitume à partir du charbon, mais celà aura un coût énergétique + financier largement supérieur au coût d'obtention du bitume à partir du pétrôle].

    On ne savait déjà pas où stocker ces déchets bitumés-vitrifiés ni comment (en surface/profondeur, de façon irré/réversible); mais dans quelques dizaines d’années, on ne pourra même plus les bitumer-vitrifier…
    L’avenir sera radieux…

  23. Concernant les joies du nucléaire, il serait peut-être bon, puisqu’on en parle TRES souvent ces derniers temps, de rappeler ce qu’est le MOX… Déjà, ce combustible atomique est un pari sur l’avenir fait dans les années 70, à une période ou l’interrogation concernait non pas le danger du nucléaire, mais son coût uniquement… Les pays exportateurs d’uranium ne s’étant, contrairement au pétrole, pas unis, l’uranium est et restera TRES longtemps bien plus rentable financièrement que le MOX, mais voilà, parce qu’il y a un mais, ce produit, pourtant hautement dangereux (on l’a vu à Fukushima…) est concervé et on cherche à le faire passer pour indispensable (les centrales, EPR compris, fonctionnent parfaitement à l’uranium, bien moins cher) pour une bonne raison : La Hague, et son usine de retraitement déversant allègrement ses dêchets en mer en a besoin pour survivre, et Areva en tire un énorme bénéfice… Le retraitement sur le site de La Hague arrivant en fin de vie, il est essentiel, financièrement, de retrouver une reconvertion à ce site, et surtout de lui apporter une solution financière puisqu’il a fait preuve de son inefficacité à de nombreuses reprises. Et voilà le MOX, formidable manne financière, et surtout véritable nid à subventions gouvernementales (merci Raymond Barre, à l’origine) ! Plein de fric à moindre effort, quoi ! Donc, le MOX devient indispensable, pensez, il est rentable, même si parfaitement inutile… Et il permet surtout et enfin de rentabiliser des sites comme Superphénix, gouffre inutile, lui aussi, et pari trentenaire sur un avenir énergétique qui n’est pas arrivé…

    Donc, pour résumer, quand vous entendez parler du MOX, et de son aspect soi-disant indispensable, l’arrière pensée n’est qu’uniquement financière, et pas sécuritaire ni industrielle !

    Mais faisons donc confiance au nucléaire pour son « honnêteté »… Comme nous faisons confiance à Servier et à l’industrie pharmaceutique qui nous empoisonne sciement, on peut être sûr que, quand le choix est entre la sécurité et l’argent, ce choix est rapidement fait !

    Tiens, toujours concernant le nucléaire français, on nous a affirmé que tout allait bien, après les contrôles de l’IRSN, alors que le rapport précise que, sur 58 réacteurs, certains sont vulnérables au risque sysmique (Fessenheim, Le Bugey, Civaux), d’autres au risque d’inondation (Fesseinhem, encore, Saint-Laurent, Chinon, Cruas, Le Tricastin), d’autres aux risques industriels (Graveline, Saint-Alpan, Le Tricastin… Bon courage et bonne chance à ceux qui habitent à proximité… source le canard enchainé du 23/11), sans parler, bien entendu, de la privatisation des services de maintenance, dont le résultat est pointé par le même IRSN dans un autre rapport, pour ses résultats catastrophiques en terme de sécurité (et les nombreux problèmes rencontrés depuis suite à des négligences)… Si, à tout ça, on rajoute les problèmes de conception (voir l’affaire de l’EPR, et le travail baclé de Bouygues, y compris dans les piscines de retraitement), nul doute que tout va bien…

    Enfin, concernant la pollution comparée des centrales traditionnelles et du nucléaire, je ne connais personnellement aucune centrale traditionnelle émettant des centaines de tonnes de dêchets ayant une dangerosité vitale et une durée de vie d’au moins 300 ans, alors que c’est le cas pour toutes les centrales nucléaires… Sûr, mieux vaut ne pas repenser nos dépenses énergétiques en priant pour que les centrales initialement prévues pour une durée de 30 ans, et qui ont, pour certaines, déjà près de 40 ans, durent encore quelques décénies, après les problèmes reposeront sur les épaules de nos enfants et nous, au moins, on en aura profité pour recharger nos (insu)portables et autres joyeusetés indispensables ! Ça mis à part, sûr que la défense du nucléaire s’impose…