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La vie sans voiture(s)

La rupture écologique

La rupture écologique

par Nicolas Sarkolo

Mes chers amis,

La France n’est pas condamnée à regarder le monde qui change autour d’elle, ses performances écologiques qui se dégradent, son modèle environnemental qui s’épuise, tout en restant immobile, tétanisée par le changement, prisonnière de tous les conservatismes, incapable de changer et de se réformer.

La France n’est pas condamnée à voir ses jeunes partir à l’étranger pour fuir la pollution et une faible qualité de vie.

Elle n’est pas condamnée à avoir de moins en moins de gens en vélo et de plus en plus de gens qui utilisent l’automobile.

Je suis venu ce soir pour vous dire que la rupture avec nos habitudes, nos certitudes, nos conformismes, est nécessaire, qu’elle est urgente et surtout qu’elle est possible.

Chers amis, notre pays a de grands défis à relever et des échéances écologiques cruciales sont devant lui. Nous arrivons à un moment de vérité : les Français vont devoir choisir entre l’immobilisme et le mouvement. C’est le seul choix qui compte. C’est le vrai, l’unique.

Le plus grand danger serait de ne pas se remettre en cause dans un monde qui change si vite autour de nous. C’est le changement qui nous protègera, c’est l’immobilisme qui est destructeur. C’est par le changement que les Français obtiendront une meilleure qualité de vie contre les risques de notre temps: pollution, bruit, réchauffement climatique, insécurité routière.

Notre responsabilité est immense. Les Français savent que le changement est inéluctable, même s’ils le redoutent. Je veux les convaincre que seul le changement permettra l’avènement d’une France plus juste et donc plus sûre pour tous.

Notre responsabilité est immense parce que les Français sont en train de perdre espoir. Ils constatent l’échec de notre modèle environnemental. Depuis plus de 20 ans, nous nous sommes accommodés d’une pollution croissante. Depuis 15 ans, la pollution automobile ne cesse de croître. Depuis plusieurs années, les émissions de CO2 augmentent quand bien même la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique est désormais avérée. Le changement climatique est devenu une réalité d’aujourd’hui, ce n’est malheureusement pas seulement un risque pour demain. Rester immobile, c’est accepter le réchauffement de la planète : bouger, changer, innover c’est se donner la chance de le faire reculer.

Le changement protègera les Français de tous les risques. L’immobilisme exposera les Français à toutes les menaces.

Alors, c’est vrai qu’il y a de nouvelles insécurités! Eh bien imaginons ensemble de nouvelles protections. C’est cela dont nous avons besoin. Ce qui n’a rien à voir avec le rafistolage d’un système écologique qui n’est plus ni durable, ni viable, et qui, au final, entretient les injustices plus qu’il ne les combat.

Voici pourquoi j’ai proposé la rupture. Je ne veux pas être complice d’un système à bout de souffle que je veux refonder.

Il n’y a pas de fatalité. J’ai la conviction que nous pouvons changer la donne.

Mon ambition c’est de vous proposer de bâtir une France, plus juste et donc plus sûre.

Plus sûre, car il faut en finir avec la pensée unique qui empêche depuis tant d’années les gouvernements successifs de résoudre les questions les plus difficiles et pourtant incontournables pour qui veut garantir la sécurité des Français.

Je n’ai pas peur de dire qu’il y a urgence à réformer profondément l’ordonnance de 1945 sur les délinquants routiers. Ce n’est rendre service ni à la société ni à ces personnes que de multiplier les sanctions dérisoires ou symboliques qui finissent par les installer dans un sentiment d’impunité qui fait des ravages. Changeons la loi pour que le chauffard qui commet un délit soit jugé tout de suite et réellement sanctionné. C’est lui rendre service que de lui fixer des bornes. Cela lui évitera le risque de la récidive.

Nous devons reconsidérer notre approche en matière de prévention de la délinquance routière. Lorsqu’un automobiliste est violent contre les piétons ou les vélos, l’état ne doit pas rester sans réagir. Il a le devoir de se poser des questions, d’en chercher les causes.

La détection précoce des comportements à risques doit être une priorité. Les chauffards doivent être mis face à leur responsabilité. Un accompagnement adapté, de nature médicale, psychologique ou sociale, doit pouvoir leur être proposé sans perdre de temps. En cas de récidive, il ne faut pas hésiter à mettre les prestations familiales sous tutelle.

Et il faut naturellement poursuivre la politique de lutte contre le trafic routier que j’ai initiée en 2002. Il faut démanteler les trafics qui gangrènent nos villes, empoisonnent la vie quotidienne de leurs habitants et corrompent notre jeunesse. L’automobile est un fléau qu’il faut traiter en tant que tel, car elle est à l’origine d’une part considérable de la délinquance sous toutes ses formes. Il est temps que certains rendent des comptes sur l’origine de leur train de vie et la provenance de leur patrimoine. Quand on achète un 4×4 ou tout autre véhicule polluant, on doit rendre des comptes à la société et payer des taxes qui seront enfin à la mesure des dommages causés à l’environnement.

Pour une France plus sûre, je veux aussi que la Justice se mette au service des victimes.

La Justice est indépendante et doit le rester. Mais l’indépendance, cela ne veut pas dire la surdité. Je sais que le travail des juges est extrêmement difficile. Mais j’ai l’impression parfois que l’institution judiciaire est trop repliée sur elle-même, pas assez en prise avec la réalité de la vie. Il y a trop de complaisance à l’égard de certains délinquants routiers ou écologiques lorsqu’ils sont laissés en liberté ou que les peines ne sont pas exécutées.

Les victimes sont encore trop souvent considérées comme une pièce encombrante du procès alors qu’elles devraient en être le centre. Il est inacceptable pour elles que tant de peines ne soient pas exécutées.

Une France plus juste c’est celle qui saura protéger les Français contre l’insécurité environnementale.

Il nous faut inventer la protection environnementale du XXIème siècle. Nous devons passer du siècle de la protection des entreprises pour entrer dans le siècle de la protection des personnes. C’est le sens de ma proposition d’instituer une Sécurité environnementale qui repose sur trois piliers.

Tout d’abord, la libération de la mobilité. La plus grande insécurité pour un citoyen, c’est la certitude de trouver des voitures partout. Il faut passer de la défensive à l’offensive. Il faut encourager les collectivités à restreindre l’automobile en ville, leur permettre par une évolution nécessaire de la loi de mettre en place des péages urbains dans la plupart des grandes agglomérations françaises. Le système actuel est perdant-perdant : les collectivités ne disposent pas de la souplesse nécessaire pour faire face aux contraintes de leurs activités ; d’un autre côté, les citoyens n’ont jamais éprouvé un tel sentiment d’insécurité, la pollution n’a jamais été aussi forte et les émissions de CO2 jamais si élevées.

L’enjeu est la simplification du droit de l’environnement. Voilà pourquoi je propose de créer un contrat environnemental entre l’Etat, les entreprises et les citoyens. Ce serait plus juste : à chaque pollution, les entreprises paieraient à l’Etat le prix fort en vertu du principe pollueur-payeur, sur un fond de garantie destiné à financer des énergies alternatives et renouvelables, des aménagements urbains et des modes de déplacements altermobilistes.

Deuxième pilier de la sécurité environnementale: une véritable protection pour tous ceux qui connaissent la pollution de leur environnement. Il faut créer un service public de l’environnement qui aide de façon beaucoup plus performante les victimes de la pollution à retrouver rapidement la santé.

La justice c’est le parler vrai et le courage de mettre chacun devant le principe de réalité.

Enfin il faut garantir le droit des citoyens face à la pollution de l’environnement. Je propose que chaque citoyen puisse porter plainte, sur fonds publics, contre les entreprises polluantes. Ce compte pourrait être abondé par l’Etat, par les collectivités et par les entreprises, afin de permettre aux citoyens de faire valoir leurs droits environnementaux sans avoir à en payer les frais.

S’agissant de l’impact des pollutions sur nos territoires, elle pose la question lancinante de la désindustrialisation et de la recréation d’activités.

La solidarité, c’est reconnaître que le choc au niveau local d’une pollution industrielle d’ampleur ne peut être absorbé uniquement par le territoire touché. Notre politique d’accompagnement des territoires touchés par de violentes pollutions ne m’apparaît pas à la hauteur des enjeux. Je veux proposer une véritable politique de revitalisation de nos territoires. Je suis attaché à la discrimination positive à la française. Elle doit s’appliquer aux territoires.

Il nous faut revoir l’organisation des services de l’Etat pour gagner en efficacité. Je propose la création d’une agence nationale de désindustrialisation, chargée d’anticiper les mutations et de coordonner les actions de soutien aux territoires les plus touchés.
Ensuite, je propose par redéploiement budgétaire la multiplication par cinq des moyens consacrés par l’Etat à la lutte contre la pollution. Il s’agit d’utiliser un part de l’argent destiné à financer les infrastructures routières, dont le coût est supérieur à 5 milliards d’Euros. Nous devons désormais donner la priorité absolue à l’écologie et à l’environnement.

J’ajoute que notre pays doit impérativement conforter son patrimoine environnemental et son potentiel d’innovation. C’est notre statut de puissance écologique et la compétitivité de nos entreprises et de nos territoires qui sont en jeu. C’est la raison pour laquelle nous ne devons pas renoncer, en France et en Europe, à conduire des politiques environnementales offensives fondées sur l’intensification de l’effort d’innovation. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu les pôles de compétitivité environnementale.

Une France plus juste c’est encore une France qui respecte l’environnement, qui le valorise et qui en fait une valeur exemplaire.

C’est la protection de l’environnement qui protège l’environnement et l’écologie qui crée de l’écologie. Ceux qui l’ont oublié en attaquant l’environnement alors qu’il fallait le protéger se sont lourdement trompés. Ils ont trompé les Français. L’environnement, il fallait le protéger au lieu de s’appliquer à l’affaiblir de façon systématique. La meilleure manière de protéger l’environnement, c’est de le réhabiliter en permettant à ceux qui le protègent de le protéger davantage.

Il ne faut pas avoir honte de vouloir une meilleure qualité de vie pour sa famille, un environnement plus propre pour ses enfants, une ville plus belle avec moins de voitures pour être heureux.

Je propose d’exonérer de charges sociales les fabricants et les revendeurs de vélos. Cela renforcera le pouvoir d’achat des cyclistes qui participent tous les jours à la lutte contre le réchauffement climatique. De même, si les fonctionnaires veulent participer à la défense et à la protection de l’environnement dans le cadre de leur travail, il faut leur en donner le droit. Enfin, nous devons exiger des entreprises bénéficiaires de subventions publiques une contrepartie effective en termes de protection de l’environnement et de lutte contre la pollution. La collectivité ne peut valablement aider que ceux qui fournissent un effort. Toute entreprise polluante doit ainsi se voir proposer une autre activité moins polluante.

Ce sont les mêmes principes de responsabilité qui doivent prévaloir en matière de protection environnementale. Les Français sont très attachés à leur cadre de vie. Ils ont raison. Que la collectivité s’organise pour aider chacune et chacun d’entre nous à faire face aux aléas de l’existence, c’est son devoir. Accidents, maladie, pollution: personne, lorsqu’il met un genou à terre, ne doit être laissé au bord de la route. Le remboursement des soins, le dédommagement environnemental, le financement des modes de déplacement alternatifs à l’automobile, ce sont des acquis sociaux qui doivent être défendus et renforcés.

Ce que je dénonce ce sont les abus, les fraudes et les gaspillages qui fragilisent l’édifice de nos solidarités. Ma conception de la solidarité, ce n’est pas la charité d’Etat, l’assistanat généralisé des entreprises ou la ligne de crédit illimitée fonctionnant à guichet ouvert à destination d’entreprises polluantes ou de constructeurs automobiles peu regardants sur les dommages écologiques irréparables de leurs activités. La solidarité s’épuise et s’abîme quand elle tourne le dos à toute exigence de responsabilité et d’équité. Ce n’est pas seulement une question de soutenabilité écologique. C’est une certaine vision de l’homme et de sa dignité qui est en jeu. La solidarité que j’appelle de mes vœux, c’est celle qui tend la main à ceux qui ont besoin d’un appui pour se relever. Ce n’est pas celle qui consiste à installer les entreprises polluantes dans une dépendance complète vis-à-vis de la collectivité.

Nous devons également porter une politique d’accession populaire à la propriété en milieu urbain. Car être propriétaire de son logement en ville, c’est la certitude de ne pas être à la rue, malgré les vicissitudes de l’existence et la fin programmée du pétrole. C’est la certitude de ne pas polluer massivement la ville par des déplacements domicile-travail depuis les campagnes vers le centre des villes. Il faut rendre à nouveau déductibles de l’impôt les intérêts d’emprunts pour les primo-accédants, mais seulement en ville.

Nous devons avoir des choix. Or depuis plus de vingt ans, on compense l’absence de choix clairs par des objectifs grandiloquents sur l’environnement et des discours dépourvus de toute portée pratique. Combien de fois a-t-on entendu que l’automobile polluait ? Mais qu’a-t-on fait concrètement ?

Mon premier choix pour l’automobile, c’est de rétablir l’autorité des scientifiques en matière de réchauffement climatique. Les transports motorisés en général et l’automobile en particulier sont responsables d’une part importante et croissante des émissions de gaz à effet de serre.

Je ne crains pas d’affirmer qu’il faut arrêter de financer les infrastructures routières. Plus on finance d’infrastructures routières et plus on pousse à l’utilisation de l’automobile.

Nous devons faire en sorte que tout le monde puisse se déplacer sans automobile. C’est un grand service que nous rendrons aux citoyens, en particulier les 80% qui vivent en ville. Ce sera un soulagement pour beaucoup de savoir que la pollution automobile n’est plus un facteur d’émigration vers la périphérie des villes aboutissant à encore plus de pollution.

Je veux redire que l’orientation vers d’autres modes de déplacement est à revoir de fond en comble. Aujourd’hui elle conduit à trop d’échecs.

C’est ce même souci de l’égalité réelle – et non pas virtuelle – des chances qui me conduit à défendre l’idée de la discrimination écologique à la française. Il n’a jamais été question dans mon esprit d’exonérer ses bénéficiaires de toute exigence d’effort et de mérite. La réalité, c’est qu’il y a des personnes qui cumulent tellement de difficultés environnementales qu’ils ne peuvent espérer s’en sortir sans une intervention renforcée des pouvoirs publics. Essayons de faire beaucoup plus pour ceux qui ont beaucoup moins. Qu’ils vivent dans une zone polluée, près d’une autoroute ou d’une infrastructure routière polluante – et vous en connaissez dans votre région.

J’ajoute que lutter contre le bruit automobile, la pollution, le réchauffement climatique, l’insécurité routière, c’est absolument primordial et nécessaire.

Une France plus juste c’est celle qui aura le courage de réguler la pollution pour conserver la maîtrise de sa cohésion environnementale.

Notre politique de répression environnementale, doit être guidée par cette recherche d’un équilibre entre la fermeté et la justice. C’est pourquoi, depuis quatre ans, j’ai proposé aux Français de rompre avec les deux illusions qui rythment les débats sur la pollution depuis 20 ans: d’une part, le repli sur soi et la négation de la responsabilité historique des entreprises, des constructeurs automobiles et des compagnies pétrolières, d’autre part, la bonne conscience et l’angélisme d’une ouverture illimitée et incontrôlée des villes à l’automobile. Au lieu de choisir notre système de mobilité, nous l’avons subi. Nous ne pouvons continuer à accueillir des automobiles en ville. Je veux réaffirmer solennellement que la première condition à remplir pour pouvoir être admis en ville, c’est d’en respecter toutes les règles et toutes les valeurs environnementales. Rien n’oblige ceux qui n’y sont pas prêts, à s’établir et à se maintenir en ville. C’est ainsi que la France sera fidèle à elle-même et s’affirmera comme une nation libre, sûre d’elle-même et ouverte sur le monde.

Comme vous ici, je crois profondément en la France. Pas seulement la France glorieuse et idéalisée de nos livres d’Histoire. Mais en la France d’aujourd’hui, unie dans sa diversité, telle qu’elle se présente à nous. Car pour moi, notre nation n’appartient pas au passé. Je souhaite que la France assume sans complexe son destin de nation, soucieuse de la promotion de son environnement, de ses valeurs et de ses intérêts. Je refuse que l’on s’excuse d’être Français.

Une France juste c’est une France qui sait se parler, dialoguer, se comprendre, se respecter.
Chers Amis, ce que nous voulons pour notre pays, ce n’est pas le changement pour le changement, la rupture pour la rupture. Le changement a un objectif : celui de la justice écologique et de l’équité environnementale.

La France n’est pas une page blanche et l’Etat y tient une place plus importante qu’ailleurs. L’Etat, ce n’est pas seulement une administration. C’est le garant de l’intérêt général et de l’équité. Equité entre individus, équité entre les territoires, équité entre les générations. C’est pourquoi j’ai la conviction que le changement dans notre pays ne peut se construire sur l’affaiblissement de l’Etat. Ni l’Europe, ni la décentralisation, ni les marchés ne pourront se substituer à lui. Nous avons besoin d’un Etat fort et légitime pour conduire le changement. Cet Etat sera d’autant plus fort et légitime qu’il sera investi d’un mandat clair donné par les Français.

Mais pour réussir le changement, le dialogue social est nécessaire. Le dialogue social est une condition essentielle de la réussite de toute réforme. Il faut sortir des jeux de rôles convenus et des scénarios écrits d’avance, avec d’un côté des pouvoirs publics qui consultent pour la forme, et de l’autre des entreprises qui veulent bien discuter des réformes mais qui refusent de les endosser. Je veux donc profondément rénover le dialogue social français.

Mes chers amis,

Les événements de ces dernières semaines pourraient laisser penser que la France se divise. Je crois pour ma part qu’elle s’interroge. Elle sait que des choix sont nécessaires mais elle veut être certaine d’en anticiper toutes les conséquences. Elle a vu tant de réformes infructueuses qu’elle veut s’assurer de ne pas être abusée une fois encore. La France ne craint pas le changement. Elle le veut conforme à son idéal d’une société qui respecte l’environnement et qui soit plus juste, plus équitable, moins polluée. Elle veut inventer les contours d’un nouveau modèle environnemental qui reste généreux avec les victimes de la pollution mais qui soit intraitable avec les pollueurs, petits ou grands. Au fond, elle lance un défi à l’écologie. A nous de le relever. Et la France, réconciliée avec elle-même, pourra alors se tourner vers l’avenir avec confiance.

Une France plus juste c’est une France où la qualité de vie sera possible pour chaque famille qui la souhaite !

Nicolas Sarkolo

Discours fictif et très largement imaginaire du président de la république française Nicolas Sarkozy.



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