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La vie sans voiture(s)

Le développement du vélo réduit le risque d’accident

Vélo

On constate de façon très reproductible que l’augmentation de la pratique du vélo urbain est corrélée avec une réduction des risques d’accident. Plus il y a de vélos, moins il y a de risque !

En France, le nombre de victimes cyclistes a baissé de 30% entre 2000 et 2005, à comparer à une baisse de 15% pour l’ensemble des modes (vélo, voiture, moto, poids lourd), et ce alors que la pratique du vélo est en hausse dans la majorité des villes.

Après des résultats un peu décevants en 2006, attribués par la Sécurité routière aux excès de vitesse en agglomération, la tendance à la baisse se poursuit en 2007, comme l’ont souligné les ministres J.L.Borloo et D.Bussereau dans leur conférence de presse du 18 juin 2008 : -21% de victimes cyclistes par rapport à 2005-2006 ! Nous nous réjouissons de cette évolution, qui devient vraiment significative.

Les efforts entrepris depuis plusieurs années par la Sécurité routière, les services de voirie, et les associations, commencent donc à porter leurs fruits. En effet, d’après la Sécurité routière et le CERTU, en France, le vélo représente maintenant environ :
- 4% des déplacements,
- 4% des blessés, et
- 4% des tués dans un accident de la circulation.

Il n’est donc en moyenne pas plus risqué de se déplacer à vélo qu’à pied !

Les progrès sont particulièrement nets dans les villes où le nombre de cyclistes a augmenté rapidement :

* en 2007 à Lyon, où les Vélov ont littéralement fait « exploser » la pratique du vélo (+80% en 2 ans), le risque d’accident rapporté au nombre de déplacements à vélo est 1,7 fois plus faible qu’avant 2004 !

* Même tendance à Paris avec le succès du Vélib : en 2008, +70% de déplacements à vélo par rapport à début 2007, mais seulement +21% d’accidents, donc là aussi une réduction du risque (-30%) rapporté au nombre de déplacements à vélo.

Un cercle vertueux
EU_velo-accid
Comparaison de 8 pays.
Barres violettes : part du vélo dans les déplacements. Ligne bleu foncé : nombre de tués cyclistes par milliard de km parcouru à vélo.

Des résultats similaires ont déjà été observés dans plusieurs pays voisins. Le graphe ci-dessus montre que les pays où il y a le plus de cyclistes sont ceux où la fréquence des accidents graves est la plus faible. NB : les données de ce graphe remontent à 1999, les résultats se sont améliorés depuis en France.
tues-vs-depl

Comparaison de plusieurs villes (USA et Europe)
Baisse du nombre de tués pour 100 millions de déplacements à vélo (axe vertical) en fonction du nombre moyen de déplacements à vélo, par personne et par jour (axe horizontal)

Une analyse plus récente, publiée par Jacobsen en 2003, confirme ces tendances : le graphe ci-dessus montre l’évolution de la fréquence des accidents dans différentes villes des USA ou d’Europe, en fonction du nombre moyen de déplacements à vélo par jour et par personne.

Ces améliorations ont des causes multiples :

* quand les cyclistes sont plus nombreux, les automobilistes s’habituent à anticiper : ils sont moins surpris de voir des vélos, et les respectent plus naturellement. On peut véritablement parler d’effet « masse critique ». En effet, c’est souvent le fait que les conducteurs de véhicules motorisés ne tiennent pas assez compte de la présence de vélos qui créée des situations à risque (dépassement rasant, queue de poisson…)

* si le nombre de cyclistes a augmenté, c’est aussi, bien souvent, parce que la collectivité a fait un effort pour apaiser le trafic : création de voies cyclables et de Zones 30, modération de la vitesses des automobiles,…

Pour plus de précisions

Site officiel de la Sécurité Routière , rubrique Observatoire national (ONISR) : statistiques des accidents.

Source: http://www.fubicy.org/



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